Va-t-il vous coûter plus cher de voyager en Asie cet été ? Oui, et même bien avant, a appris Le Parisien. Pourquoi ? A cause de l’augmentation du prix des billets d’avion de certaines compagnies. En raison du blocage du détroit d’Ormuz et de la flambée du kérosène, de nombreuses compagnies aériennes ont décidé d’imposer des «surcharges carburant». La faute à un prix moyen qui a littéralement flambé en un mois, d’un peu plus de 95 dollars fin février à plus de 197 dollars début avril. Résultat, malgré une forte demande, les compagnies réduisent la voilure et surtout augmentent leur prix.

C’est le cas d’AirAsia, note Le Parisien. Plus grosse compagnie low cost d’Asie du Sud-Est, AirAsia va augmenter de 40% le prix de ses billets alors que 10% de ses vols ont d’ores et déjà été supprimés jusque-là. La directrice commerciale de la compagnie, Amanda Woo, dit vouloir répartir ses opérations sur des liaisons «où nous pouvons récupérer les surcharges carburant élevées». Jusqu’alors, les prix des billets ont augmenté d’environ «31 à 40%», a détaillé Amanda Woo, même si la surcharge carburant ne correspond qu’à 20% d’augmentation.

+157% de surcharge carburant à Taïwan

AirAsia est loin d’être la première à opérer ce genre de hausse. Comme le rappellent nos confrères, la semaine dernière, les compagnies taïwanaises ont déjà fait bondir leur surcharge carburant de 157%. Cela correspond à un peu plus de 62 euros, pour ces vols longs, a indiqué l’Administration de l’aviation civile (CAA). Pour les vols courts, les prix des billets vont augmenter d’environ 23 euros. Quant aux vols intérieurs, ils augmentent aussi, mais d’à peine plus de deux euros. Selon Eva Air et China Airlines (compagnies taïwanaises), les augmentations devaient prendre effet ce 7 avril.

Parmi les autres compagnies à faire état d’augmentations, on peut citer les Chinoises, à savoir Air China, Spring Airlines, China Southern ou encore Xiamen Air. Pour elles, les hausses sont plus contenues, mais représentent entre 7 et 15 euros par billet. Enfin, toujours en Asie, l’Indonésie a également annoncé une hausse de 28% de la surcharge carburant et autorisé une hausse tarifaire de 13% (prix encadré). Si les hausses restent contenues, en ce qui concerne les vols internationaux, ce n’est pas le cas : le billet d’avion a presque doublé !

Vers une réduction des plans de vol ?

En dehors des hausses tarifaires, la menace d’une réduction des plans de vol est également sur la table si la crise se poursuit. Comme le rappelle Ouest-France, Ryanair a déjà prévenu qu’elle pourrait réduire son programme entre mai et juillet : cela pourrait concerner entre 5 et 10% de ses vols. Les routes les plus rentables pourraient également être sélectionnées. Si la France n’est pas encore touchée, elle pourrait figurer parmi les pays européens les plus exposés. Toutefois, même en cas de crise d’approvisionnement, elle dispose encore d’un accès terrestre plus favorable que ses voisins.

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