Vendredi 20 mars, Willie Walsh, directeur général de l’Iata, principale association mondiale de compagnies aériennes, a annoncé qu’une hausse des prix des billets d’avion est aujourd’hui «inévitable», selon BFM. Un constat qui fait suite à la flambée des cours des carburants, depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le 28 février 2026. En effet, le prix du kérosène a doublé depuis cette date, et cette progression est déjà bien supérieure à celle du brut, selon le directeur général.

En effet, en début d’année, le baril de kérosène était estimé à 88 dollars. Aujourd’hui, il atteint 216 dollars. Pour les compagnies aériennes, le carburant représente généralement 26 % des coûts d’exploitations du secteur, alors que les marges sont limitées à environ 4 %. Pour elles, la situation n’est donc plus tenable, à moins d’augmenter les prix des billets.

Des marges trop faibles pour absorber le choc

Pour les compagnies, il n’y a donc pas de véritable marge de manœuvre. Elles sont donc déjà obligées d’augmenter les prix des liaisons, que ce soit sur les long-courriers en Europe ou sur les liaisons aux États-Unis. Pourtant, la situation est loin d’être comparable à celle de la période Covid. Selon Willie Walsh, le niveau de la crise actuelle est plus proche de celle observée après le 11-Septembre, qui a été ensuite suivie d’une reprise.

En face, les voyageurs peuvent ajuster leurs besoins et leurs habitudes et raccourcir leurs séjours ou limiter d’autres dépenses. «Les gens voyagent toujours, mais ils partent moins longtemps», explique le patron de l’Iata.