
La justice autrichienne ne plaisante pas. Face au refus répété de Ryanair d’indemniser un passager pour un retard de treize heures survenu, lors d’un vol datant de 2024 entre Linz et l’île espagnole de Majorque, elle a contraint un Boeing 737 de la compagnie low-cost à rester cloué au sol sur le tarmac de l’aéroport de Linz, ce lundi 9 mars.
Devant la stupeur des passagers, parés au décollage pour Londres, des agents judiciaires ont investi l'appareil afin de demander des comptes directement à la source à Ryanair. Un coup de force payant, bien qu’au sein de l’avion, l’argent dû à la victime n’a pas été remboursé.
Tout cela pour une dette de moins de 900 euros
Les officiers de justice ont exigé de l’équipage le versement immédiat de la somme totale due, s’élevant à 890 euros, explique L’Indépendant. Ce montant comprenait l’indemnité forfaitaire initiale de 355 euros, à laquelle s’étaient ajoutés 535 euros de frais de justice et d’intérêts de retard. Mais l’équipage, bien que représentant la compagnie, a été dans l’incapacité de régler la dette sur-le-champ puisque Ryanair applique une politique stricte de paiements sans espèces à bord.
Face à cette impasse, les agents, qui ne voulaient pas davantage prendre en otage les centaines de passagers, ont procédé à l’apposition d’un autocollant à l’intérieur du cockpit. Ce sceau officiel signifie que l’appareil est désormais placé sous la garde légale et souveraine du tribunal. Ainsi, l’avion devient la propriété virtuelle de la justice autrichienne jusqu’à ce que la dette soit soldée. Si Ryanair persistait dans son refus de payer dans un délai extrêmement court, la procédure prévoit une issue radicale : la vente aux enchères du Boeing pour couvrir les créances. La prochaine fois, Ryanair procédera peut-être à un virement rapide pour éviter un nouveau désagrément du genre.
















