Une étude contestée par les représentants du secteur. Ce mercredi 27 mai, Que Choisir a publié un rapport sur la tarification des fruits et légumes. Selon ce dernier, la marge des supermarchés sur les fruits et légumes bio serait 81 % plus élevée que celle sur les autres produits du rayon. La semaine dernière déjà, une commission d'enquête sénatoriale dénonçait «les marges élevées pratiquées sur les aliments sains pour compenser les prix artificiellement bas des produits d'appel ultra-transformés», rappelle l'association de consommateurs.

«Ce mécanisme de péréquation renchérit considérablement le prix des fruits et légumes bio», au détriment des consommateurs et des agriculteurs, selon Que Choisir. Pour le justifier, elle s'est basée sur un panier de 24 fruits et légumes en comparant les prix en grande surface entre le non-bio et le bio sur l’année 2025. Ce calcul a permis de faire une différence de 81 % entre non-bio et bio.

Les prix plus élevés en bio refléteraient avant tout des coûts de production

L’association prend l’exemple de la tomate bio et même si «le prix agricole n'est que 44 % plus élevé qu'en conventionnel», «la marge de la distribution est 113 % plus élevée». C’est pourquoi Que Choisir demande aux enseignes de modifier leur «politique de tarification en faveur des produits les plus sains».

Mais les représentants du secteur démentent ces chiffres et estiment que «toutes les données disponibles et publiques montrent qu'il n'existe pas de surmarge de la grande distribution sur les produits bio par rapport aux produits conventionnels», comme l’explique Isabelle Senand, directrice des études de la Fédération du secteur. Selon elle, «les prix plus élevés en bio reflètent avant tout des coûts de production, de logistique et de conservation plus importants».