
Les petits ruisseaux font les grandes rivières dit l’adage. A l’heure où chaque euro compte pour de plus en plus de ménages, la quête d’astuces pour empocher un peu d’argent facilement – et en toute légalité, naturellement – est plus d’actualité que jamais. Le moment est propice : nombreuses sont les entreprises qui, soucieuses de soutenir leurs ventes ou d'accroître leur notoriété, font preuve d’inventivité en matière de promotion. D’autres sont même créées spécialement dans ce but. Pas de quoi, bien sûr, gagner des fortunes. Mais rien n’interdit de cumuler les gains proposés pour améliorer l’ordinaire. Voici une courte sélection.
Recourir à l’IA pour dénicher des rabais
Les chasseurs de bonnes affaires ont une nouvelle alliée : l’intelligence artificielle. Avant d’effectuer un achat dans un magasin ou sur un site marchand, prenez l'habitude de demander à un outil d’IA de vous dénicher toutes les promos disponibles au sein de votre enseigne préférée. Nous avons tenté l’exercice avec ChatGPT, en sélectionnant l’option Recherche approfondie qui déclenche un balayage très fouillé du Web. Plus la requête est précise, plus les résultats seront pertinents.
L’objectif, ici ? Recenser l’ensemble des ristournes proposées dans les Carrefour des Hauts-de-Seine début avril. Quelques instants plus tard, une liste des différentes offres s'est affichée, avec leur montant et leur date d’expiration, classées par magasin. Parmi elles : des MacBook Air M4 à 979 euros, dont 200 euros remboursés en bons d’achat, ou 60% de remise sur une sélection de jouets Playmobil…
Scruter les offres des applis bancaires
Autre réflexe avant d’aller faire vos courses : vérifiez sur votre appli bancaire que des réductions dans vos enseignes favorites n’y sont pas proposées. En effet, tous les établissements financiers (qu’ils soient 100% en ligne ou non) négocient régulièrement pour leurs clients des offres spécifiques auprès de grandes marques, avec des remises jusqu’à 30% en moyenne. Trois formats existent.
D’abord, un système de cashback (remboursement partiel des achats effectués). Ensuite, des bons d’achat ou des réductions immédiates. Des applications spécifiques comme iGraal, Poulpeo ou Rakuten proposent des avantages similaires. De son côté, Joko offre la possibilité de lier votre carte bancaire à son application, afin d'être crédité d’un cashback automatique lors d’un achat auprès d’enseignes partenaires. Les gains moyens s'élèvent de 50 à 200 euros par an selon les comparatifs. Mais les utilisateurs qui concentrent leurs achats sur quelques marques et cumulent avec une appli comme iGraal ou Joko peuvent espérer jusqu’à 400 euros.
Devenir testeur rémunéré de sites Web
Sur un site d’e-commerce, un formulaire trop complexe ou un bouton de paiement mal positionné peut dissuader un internaute d’acheter. Pour éviter ces désagréments, les entreprises font appel à des particuliers chargés de tester leurs interfaces et de les confronter aux usages réels. Usertesting, le leader américain du secteur, est une valeur sûre. Comptez environ 9 euros par test de vingt minutes.
Pour ceux qui privilégient les acteurs tricolores, Userlynx propose des missions rémunérées entre 7 et 15 euros, principalement sous forme de chèques-cadeaux. De son côté, Trustify se distingue sur des créneaux plus pointus (finances, assurances) où les primes peuvent grimper jusqu’à 35 euros. Autre argument de poids : un paiement rapide sous sept jours via PayPal ou virement bancaire. En cumulant quelques sessions hebdomadaires, il est possible de générer un complément de revenu de 150 à 200 euros par mois.
Rentabiliser ses écrits d’étudiant
Mémoires de fin d’études, thèses, rapports de stage… Les tiroirs des étudiants regorgent de pépites ignorées. Des plateformes comme Stuvia, Docsity ou encore MyStudies (groupe Oboulo) proposent de valoriser ces contenus académiques, en les transformant en actifs numériques générateurs de royalties. Une fois le document téléchargé, un comité de lecture en valide la pertinence. Certes, les gains sont modestes (10 euros à la première consultation, puis 1% du chiffre d'affaires réalisé sur les suivantes chez MyStudies), mais sans limite de temps. Plus les sujets sont complexes ou susceptibles d’être recherchés comme en économie, sciences politiques, médecine ou droit, plus leurs auteurs ont une chance d’en tirer profit.
Attention : les acteurs de ce marché de niche disent recourir à des algorithmes antiplagiat performants. En cas de fraude, le bannissement est immédiat et des poursuites judiciaires pour violation de droits d’auteur peuvent être engagées.
Partager ses abonnements numériques
Netfllix, Spotify, Deezer… Les plateformes de streaming sur abonnement connaissent un franc succès, mais peuvent coûter cher à la longue. Certaines formules permettent toutefois d'inviter deux à quatre utilisateurs à profiter de l'accès. D’où l’idée de start-up comme Spliiit ou Sharesub de mettre en relation des particuliers désireux de partager légalement leurs abonnements. Au lieu de payer la facture seul, celui qui propose son abonnement se voit en partie remboursé par ceux qui adhèrent à son offre – les sites hébergeurs agissant comme tiers de confiance, moyennant une commission de 5% en moyenne.
A la clé, des économies pouvant atteindre 200 à 400 euros par an. Attention : certaines plateformes se montrent plus strictes sur le partage d’abonnements, à l’image de Canal+ qui a interdit toute monétisation fin 2025. Renseignez-vous bien à l’avance.
Louer ses objets inutilisés
Nos placards et garages regorgent d'affaires rarement utilisées. Pourquoi ne pas les proposer à la location plutôt que les laisser prendre la poussière ? Certains sites s’en sont fait une spécialité en servant d’intermédiaire, les propriétaires de tondeuses, perceuses ou nettoyeurs haute précision y postant leurs annonces avec tarif. Selon Bricolib, spécialisé dans l’outillage, les utilisateurs de ses services peuvent gagner en moyenne 480 euros par mois en louant plusieurs outils.
D’autres intervenants comme NousLouons, Poppins ou AlloVoisins élargissent l'offre : électroménager, matériel de camping, équipements de fête, poussettes, jeux de société… prélevant en moyenne une commission de 20%. La plupart de ces plateformes intègrent une garantie en cas de casse ou de litige, afin de convaincre les plus réticents.
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