
Vous avez peut-être déjà vécu cette situation : une destination, deux trains à prendre et une correspondance ratée à cause d’un retard ou d’une annulation. Si vous avez réservé votre voyage via une réservation unique, alors vous pouvez être placé dans un autre train ou vous pouvez voyager «à une date ultérieure à votre convenance», indique SNCF Voyageurs. En revanche, si vous avez effectué plusieurs réservations pour le même voyage, alors le deuxième opérateur n’est pas tenu de vous prendre en charge.
Cette situation, parfois très pénalisante pour les usagers, va-t-elle prendre fin ? Il se pourrait que oui, expliquait le 16 avril dernier Public Sénat. En effet, dans le cadre du projet de loi-cadre sur les transports, le Sénat a adopté une disposition renforçant la protection des voyageurs. L’article 9 du texte prévoit une garantie de correspondance pour les voyageurs, en cas de retard ou d’annulation de train. Toutefois, il faut que le billet soit acheté «dans le cadre d’une seule transaction commerciale».
Pas de coût supplémentaire pour l’usager
Cette nouvelle garantie vise à garantir plus de droits aux voyageurs. Ainsi, «le voyageur ayant manqué une ou plusieurs correspondances a le droit de monter à bord de tout autre train que celui pour lequel il avait acquis un billet assurant la poursuite de son trajet vers sa destination finale dans les meilleurs délais, quelle que soit l’entreprise ferroviaire assurant cette prestation de transport», peut-on lire. Pour l’usager : aucun coût supplémentaire.
En revanche, le voyageur n’aura pas droit à cette garantie si le manquement est de sa faute, et s’il doit monter dans un autre train, il devra privilégier la catégorie pour laquelle il avait réservé. Même s’il n’y a pas de place, il pourra toujours monter à bord «sous réserve du respect des obligations de sécurité», explique Public Sénat. Pour le sénateur Les Républicains, Didier Mandelli, «l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire ne doit pas complexifier le voyage pour l’usager».
Pour entrer en vigueur, un vote est prévu le 28 avril avant un passage à l’Assemblée nationale. Un texte qui intervient alors que voyager en train en Europe reste compliqué selon l’association Réseau Action Climat. La faute à un manque criant de liaisons directes, le manque de visibilité de certaines correspondances sur l'application SNCF Connect ou encore le manque de lisibilité en cas de correspondance loupée, souligne Radio France.



















