
Si l’épisode de chaleur qui a traversé la France est terminé dans un bon nombre de régions, il n’est pas resté sans conséquence. En effet, les commerces ont été désertés ces derniers jours. «Il a fait trop chaud toute la semaine. J’ai voulu venir le week-end, la température a beaucoup baissé donc c’était pour ça que c’était le moment», confie un riverain à Rennes, auprès de BFM TV. «J’ai décalé mes emplettes à ce week-end, parce que cette semaine, je suis resté planqué chez moi, au frais», déclare une autre personne interrogée.
Si la consommation a baissé au cours de la semaine, elle a eu un impact énorme pour les commerces. Dans la ville bretonne, une boutique a enregistré une réduction de son chiffre d’affaires de près de 30 %. «Moins de passage de clientèle, mais une clientèle qui vient parce qu’elle a envie de venir car elle vient chercher quelque chose», se rassure Jules Redon, gérant de la société Déjà Vu Vintage Store.
Il est conseillé d’ouvrir les commerces plus tôt et de les fermer plus tard
Dans un autre magasin de Rennes, la forte chaleur a eu des répercussions encore plus importantes. Le responsable Manufacture Perrin Rennes, Quentin Groussard, révèle que cette semaine, la fréquentation a baissé de 50 à 70 % en boutique. Pourtant, le gérant assure avoir fait le nécessaire pour que les clients soient à l’aise au sein du magasin avec notamment un point d’eau disponible pour ces derniers mais aussi pour les passants, ainsi qu’un ventilateur.
Face à cette situation, l’association des commerçants de la ville a pris les choses en main en délivrant quelques conseils. L’administrateur du Carré Rennais, Pierre Poulain, leur recommande ainsi d’ouvrir plus tôt et de fermer leurs portes plus tard. «On développe d’autres services, on va proposer des livraisons à domicile», ajoute-t-il. Ces solutions doivent se révéler bénéfiques sur le long terme car ces épisodes caniculaires sont presque toujours la source d’une baisse de fréquentation. En France, la perte économique liée à ces événements pourrait même atteindre 205 milliards d’euros en 2030.



















