Les constructeurs de smartphones doivent faire preuve de créativité pour se distinguer. Après une tentative sur le segment premium, la marque londonienne Nothing opère un retour stratégique sur le milieu de gamme. Un segment qui, comme les autres, est fatalement saturé d'alternatives solides.

Vendu à partir de 499 euros, le Nothing Phone (4a) Pro a, comme d'habitude chez la marque, une identité visuelle marquée. Il intègre aussi des caractéristiques matérielles souvent réservées à des tranches de prix supérieures. Voyons maintenant si, selon nos tests, il atteint son objectif : se différencier (dans le bon sens du terme) sans faire exploser la facture.

Notre avis sur le Nothing Phone (4a) Pro

Le châssis en aluminium confère une bonne sensation de solidité, tout en conservant l'interface lumineuse dorsale qui caractérise le constructeur. À l'avant, la grande dalle AMOLED de 6,83 pouces dispose d'une excellente colorimétrie et d'un taux de rafraichissement montant jusqu'à 144 Hz. Sous le capot, l'appareil a la bonne idée de ne pas chauffer, même quand il est sollicité. Là où de nombreux processeurs brident leurs performances pour éviter la surchauffe, la puce Snapdragon 7 Gen 4 maintient une fluidité constante sur la durée. C'est un bel avantage pour les sessions de jeu ou l'utilisation d'applications gourmandes.

Côté photo, l'intégration d'un véritable téléobjectif de 50 mégapixels, doté d'un zoom optique 3,5x, est une anomalie technique sous la barre des 500 euros. Cette configuration est très polyvalente. Les photos sont de belle qualité, bien qu'il faille composer avec un capteur ultra grand-angle en retrait. En parallèle, l'expérience logicielle sous Android 16 évite l'écueil de la standardisation. Le système intègre des outils d'intelligence artificielle pertinents, associés à un bouton physique dédié. Il permet d'organiser et de résumer des notes rapidement sans alourdir la navigation.

La bonne autonomie du Nothing Phone (4a) Pro est aussi à souligner. Lors de notre test de lecture vidéo 4K, le téléphone a frôlé les 22 heures d'endurance. Cela vous garantit une bonne journée d'utilisation intensive. Ce smartphone affiche un rapport qualité prix redoutable, mais il faut quand même être prêt à accepter certains compromis. L'utilisation d'un port USB 2.0 ralentit considérablement les transferts de fichiers filaires et, surtout, la promesse de mises à jour du système d'exploitation est plafonnée à trois ans (contre six ans pour les correctifs de sécurité). Un choix qui limite sa longévité face à certains concurrents directs, malgré une batterie conçue pour encaisser un nombre de cycles de charge supérieur à la moyenne.

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