Sur le marché des smartphones à moins de 500 euros, la série Redmi Note a toujours joué les premiers rôles. Sur ce segment tarifaire, Xiaomi est l’un des rares constructeurs à proposer une gamme aussi large.

La génération Redmi Note 15 ne déroge pas à la règle. Elle compte cinq modèles : les Redmi Note 15, 15 5G, 15 Pro, 15 Pro 5G et 15 Pro+ 5G, proposés respectivement à partir de 199 €, 299 €, 349 €, 399 € et 499 €.

Dans ces conditions, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver tant certains modèles se ressemblent sur le papier. Pour clarifier cette nouvelle génération, nous avons donc choisi de nous concentrer en 2026 sur deux modèles représentatifs de la gamme.

Après le Redmi Note 15 Pro 5G déjà passé entre nos mains, place aujourd’hui au Redmi Note 15 5G, positionné en fin d’entrée de gamme. Affiché sous la barre des 300 euros, il mise avant tout sur trois éléments clés : un design agréable en main, un écran AMOLED lumineux et une batterie généreuse.

Cela sera-t-il suffisant pour intégrer notre guide des meilleurs smartphones à moins de 300 euros ? La réponse dans ce test complet.

Design, courbes assumées, finesse et robustesse en progrès (4/5)

Contrairement aux Redmi Note 15 Pro et 15 Pro 5G, le Redmi Note 15 5G ne suit pas totalement la tendance actuelle des smartphones aux tranches plates, largement popularisée par Apple avec l’iPhone 12. Xiaomi conserve ici un écran et un dos légèrement incurvés qui se rejoignent sur des tranches fines.

Un choix pertinent aussi bien à l’usage qu’à l’œil, qui confère au smartphone un aspect plus premium que son prix ne le laisserait penser. Le constructeur reste logiquement sur un dos en plastique, classique dans cette gamme de prix. L’ensemble n’a pourtant rien de bas de gamme, car l’effet verre dépoli est réussi et l’assemblage apparaît sérieux.

© Fouad Bencheman pour Capital

Ces courbes améliorent aussi la prise en main. Avec ses 164 x 75,4 x 7,35 mm pour 178 grammes, le Redmi Note 15 5G se montre agréable à manipuler au quotidien. Par rapport au Redmi Note 14 5G (162,4 x 75,7 x 8 mm pour 190 grammes), ce nouveau modèle gagne en finesse et perd quelques grammes, ce qui le rend également plus discret dans une poche. À l’arrière, Xiaomi fait évoluer son design. Comme sur les autres Redmi Note 15 lancés en 2026, les capteurs photo et le flash sont désormais regroupés dans un module central ovale, plus moderne et mieux équilibré visuellement. Une approche qui tranche avec le bloc carré déporté dans l’angle du Redmi Note 14 5G.

La robustesse progresse également. L’écran est protégé par un verre Gorilla Glass 7i, contre Gorilla Glass 5 auparavant, et le smartphone adopte désormais une certification IP65 au lieu d’IP64. Il n’est toujours pas étanche à l’immersion, mais résiste mieux à la poussière et aux éclaboussures du quotidien.

Connectique : pas vraiment la priorité de Xiaomi (2,5/5)

Pour maintenir des prix stables depuis deux ans sur sa gamme Redmi Note, Xiaomi n’a pratiquement pas fait évoluer la connectique. On retrouve un tiroir double SIM hybride permettant d’accueillir soit deux nano-SIM, soit une nano-SIM et une carte microSD avec une extension jusqu’à 1 To. Le port USB-C se limite toujours à la norme USB 2.0 pour le transfert de données et le Wi-Fi 5 reste inchangé sur les bandes 2,4 et 5 GHz.

© Fouad Bencheman pour Capital

Plus étonnant, le Redmi Note 15 5G régresse sur le Bluetooth. Il adopte une norme 5.1, là où le Redmi Note 14 5G proposait du Bluetooth 5.3. Les deux haut parleurs intégrés sont moyens, avec une distorsion audible dès la moitié du volume.

Écran, une luminosité rare pour ce prix (4,5/5)

L’une des nouveautés les plus marquantes de la génération Redmi Note 2026 concerne la luminosité. Hormis le Redmi Note 15 4G, Xiaomi annonce sur l’ensemble de la gamme un pic pouvant atteindre 3200 cd/m2, une valeur particulièrement élevée sur le papier.

La différence entre les modèles se joue ensuite surtout sur la taille de la dalle et la définition. Le Redmi Note 15 5G embarque ainsi un écran AMOLED de 6,77 pouces, contre 6,67 pouces sur le Redmi Note 14 5G. La définition reste inchangée avec du Full HD+, soit environ 2400 x 1080 pixels.

Le taux de rafraîchissement reste fixé à 120 Hz. Comme sur la génération précédente, il ne s’agit pas d’une dalle LTPO capable d’ajuster finement la fréquence d’affichage pour épargner la batterie. Le smartphone se contente d’un rafraîchissement adaptatif plus classique oscillant entre 60 et 120 Hz selon les usages.

© Fouad Bencheman pour Capital

Qu’en est-il de cette luminosité annoncée ? Nos mesures à la sonde montrent que l’écran atteint 635 cd/m² en SDR et 1828 cd/m² en HDR. En mode adaptatif, les pics peuvent grimper à 2989 cd/m² et 3063 cd/m², des valeurs jamais vues un smartphone vendu sous les 300 euros. Concrètement, la lisibilité en extérieur ne pose aucun problème, même en plein soleil. Pour autant, la dalle se montre assez sensible aux reflets, obligeant parfois à ajuster légèrement l’angle de l’écran.

En intérieur, l’expérience reste très agréable. Les bordures relativement contenues permettent à l’écran d’occuper près de 90 % de la face avant, un format appréciable pour regarder des vidéos. En mode Couleur intense, notre sonde a mesuré un Delta E de 2,27, tandis que le mode Standard descend à 2,13, cela signifie que les couleurs sont parfaitement fidèles à la source affichée.

Bref, cet écran est tout simplement digne des meilleurs modèles du marché. Il n'a quasiment rien à envier aux écrans que l'on trouve habituellement sur des modèles au double du prix et se montre bien plus lumineux que la totalité de ses concurrents directs.

Performances, une bonne stabilité et une chauffe maîtrisée (3/5)

Xiaomi ne commet pas ici la même erreur que Samsung sur l’entrée de gamme. Là où le Galaxy A17 5G recycle l’Exynos 1330 déjà présent dans le Galaxy A16 5G, le constructeur chinois fait évoluer son modèle. Le Redmi Note 15 5G passe ainsi du Dimensity 7025-Ultra du Redmi Note 14 5G à un Snapdragon 6 Gen 3 gravé en 4 nm. Une puce d’entrée de gamme que l’on retrouve également dans plusieurs smartphones de milieu de gamme récents, comme le Samsung Galaxy A36 5G ou le Motorola Moto G75 5G.

Sur notre modèle de test (8 Go de RAM et 256 Go de stockage), le smartphone étant également proposé en version 6/128 Go, les résultats de nos tests sur Geekbench restent globalement proches de ceux du Redmi Note 15 Pro 5G en single-core comme en multi-core. L’écart se creuse en revanche sur les capacités de calcul du GPU pour des tâches de traitement d’image ou d’intelligence artificielle.

Dans la pratique, le smartphone se montre globalement fluide pour les usages courants. En revanche, on note quelques ralentissements ponctuels, notamment lors de l’ouverture de l’application photo lorsque plusieurs applications tournent déjà en arrière-plan.

En jeu, le Redmi Note 15 5G se montre fidèle à son positionnement. Les titres peu exigeants tournent sans difficulté et les jeux plus gourmands restent jouables en réduisant les paramètres graphiques.

La bonne surprise vient surtout de la stabilité. Lors de notre test 3DMark Wild Life Extreme Stress Test, le smartphone affiche une stabilité supérieure à 99 %, avec des performances très constantes d’un cycle à l’autre. La température reste également bien maîtrisée malgré la finesse de l’appareil, ne dépassant que légèrement les 30 °C durant le test. Pas de risque de voir vos jeux s'arrêter en raison de la chauffe ou de vous brûler les doigts.

HyperOS 2 : IA limitée et bloatwares toujours envahissants

Le Redmi Note 15 5G repose sur HyperOS 2, la surcouche de Xiaomi basée sur Android 15. L’expérience reste agréable avec une interface claire et bien organisée. Comme sur le Redmi Note 15 Pro 5G, les fonctions d’intelligence artificielle restent limitées et plusieurs outils sont réservés aux modèles les plus haut de gamme.

© Fouad Bencheman pour Capital

On retrouve également un défaut déjà observé sur le modèle Pro, mais aussi sur les Xiaomi 15T et 15T Pro pourtant plus chers. La présence importante d’applications préinstallées inutiles et de publicités intempestives et agaçantes.

Pour plus de détails sur ces aspects, nous vous invitons à consulter notre test complet du Redmi Note 15 Pro 5G.

Photo : une formule qui stagne, avec un seul capteur vraiment exploitable (3/5)

Sur le plan matériel, Xiaomi ne fait pas évoluer sa formule. Comme son prédécesseur, le Redmi Note 15 5G embarque un capteur principal grand angle de 108 Mpx (f/1,7) et un ultra grand-angle de 8 Mpx (f/2,2). Petite différence cette année, le capteur macro disparaît. Un retrait finalement sans grande conséquence tant son utilisation restait anecdotique. À l’avant, le smartphone conserve une caméra selfie de 20 Mpx (f/2,2). Xiaomi promet toutefois quelques améliorations du traitement d’image.

Les fichiers RAW obtenus avec notre mire montrent un comportement assez proche du modèle précédent. Jusqu’à 400 ISO, le niveau de détail reste satisfaisant. À partir de 800 ISO, la montée en sensibilité devient plus visible avec l’apparition de bruit numérique et une dégradation des micro-détails.

Au-delà, les limites du capteur apparaissent plus nettement. Le bruit devient marqué et les textures les plus fines disparaissent progressivement. Pour autant, pour un smartphone vendu sous les 300 euros, la prestation reste honorable. Pour rappel, ces tests montrent la capacité du capteur photo à enregistrer plus de lumière sans dégrader l'image, ce qui est primordial pour la qualité des clichés.

Le capteur principal s’en sort correctement en journée. Les clichés restent détaillés et bien exposés dans la plupart des situations. La colorimétrie apparaît globalement équilibrée, même si certaines scènes montrent parfois une légère dérive vers des tonalités plus chaudes.

La nuit, les images perdent logiquement en précision et le traitement d'image lisse évidemment les images pour masquer le bruit. Le capteur principal conserve toutefois un avantage assez rare dans cette catégorie de prix : la présence d’une stabilisation optique (OIS). Celle-ci permet au téléphone de ralentir davantage l'obturateur pour capter plus de lumière tout en évitant le flou de bougé, qui rendrait les photos totalement inutilisables.

© Fouad Bencheman pour Capital

Sans surprise, l’ultra grand-angle reste nettement plus limité. Le niveau de détail est faible et l’image apparaît souvent plus sombre, avec une balance des blancs moins précise. À utiliser surtout pour dépanner et en journée. Le mode portrait s’en sort correctement, même de nuit. Le détourage est globalement convaincant mais reste parfois approximatif sur les mèches les plus fines. Le déclenchement manque aussi parfois de réactivité, ce qui complique les prises de vue d’animaux.

Au final, les progrès restent très modestes face au Redmi Note 14 5G. Et surtout, l’écart est assez important face au Redmi Note 15 Pro 5G, dont le capteur principal de 200 Mpx se montre nettement plus ambitieux dans les scènes complexes.

Autonomie : une progression bienvenue grâce au silicium-carbone (4/5)

Bonne surprise cette année, Xiaomi adopte une batterie au silicium-carbone sur l’ensemble de la gamme Redmi Note 15, à l’exception du Redmi Note 15 4G. Cette technologie permet d’augmenter la densité énergétique et d’intégrer un accumulateur plus généreux sans épaissir le smartphone. Résultat, notre modèle du jour embarque une batterie de 5520 mAh, contre 5110 mAh sur le Redmi Note 14 5G.

Selon notre protocole habituel de lecture vidéo YouTube en 4K en boucle, cette évolution se ressent à l’usage. Le Redmi Note 15 5G a tenu 20 h 32, soit plus de 2 h 30 supplémentaires que son prédécesseur.

© Fouad Bencheman pour Capital

Avec un tel score, le smartphone se rapproche même de son grand frère, le Redmi Note 15 Pro 5G (22 h 57 dans le même test). Néanmoins, l’écart reste toutefois plus marqué face aux modèles les plus endurants du moment, comme le Honor Magic8 Lite (28h53) ou le Samsung Galaxy A56 5G (22 h 26).

Pour la recharge, le Redmi Note 15 5G reste sur une charge filaire de 45 W, identique à celle du Redmi Note 14 5G. Avec un chargeur compatible, la recharge se montre correcte sans être particulièrement rapide. Lors de nos mesures, le smartphone a récupéré 55 % de batterie en 32 minutes pour atteindre 100 % en environ 1 h 20. Toujours pas de charge sans fil à l’horizon.

Durabilité et réparabilité : un effort encore attendu sur le suivi logiciel (3/5)

Le Redmi Note 15 5G obtient une note globale de B sur la nouvelle étiquette énergétique européenne, désormais obligatoire pour les smartphones. Celle-ci indique également une résistance aux chutes classée A et une batterie annoncée pour 1000 cycles de recharge avant une baisse notable de sa capacité.

© Union européenne

La réparabilité est notée C, ce qui traduit une conception interne assez dense et rend certains remplacements, comme ceux de l’écran ou de la batterie, plus complexes. En outre, le parcours client en cas de panne n'est pas très encadré sur le site internet, il faudra contacter Xiaomi par mail ou téléphone.

Xiaomi promet enfin quatre ans de mises à jour Android et six ans de correctifs de sécurité. Un suivi logiciel appréciable, même si Samsung propose désormais jusqu’à six ans de mises à jour Android sur ses modèles d’entrée et de milieu de gamme.

Les meilleures alternatives Xiaomi Redmi Note 15 5G

Le Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G

Le Samsung Galaxy A26 5G

Conclusion

Avec ce Redmi Note 15 5G, Xiaomi poursuit sa recette bien rodée sur l’entrée de gamme. Le design progresse encore avec un smartphone plus fin et visuellement réussi. L’écran AMOLED s'avère tout simplement exceptionnel pour ce niveau de prix, tandis que la puce Snapdragon 6 Gen 3 assure des performances suffisantes pour la grande majorité des usages. Autre nouveauté bienvenue, l’arrivée d’une batterie au silicium-carbone permet d’améliorer sensiblement l’autonomie sans alourdir l’appareil.

Tout n’est toutefois pas parfait. La connectique n’évolue pas, pire le Bluetooth régresse, la partie photo reste extrêmement proche de celle de la génération précédente, donc assez moyenne, et les logiciels pré-installés inutiles ainsi que les publicités semblent désormais faire partie des murs. Enfin, le suivi logiciel se montre un peu moins ambitieux que celui proposé par Samsung, avec quatre ans de mises à jour Android contre six chez le constructeur sud-coréen.

Malgré ces quelques concessions, le Redmi Note 15 5G reste un smartphone très équilibré sous la barre des 300 euros. De quoi mettre une nouvelle fois la pression sur Samsung. Les prochains Galaxy A27 et A37 auront fort à faire face à cette nouvelle cuvée réussie de Redmi Note.

  • Design : 4/5
  • Connectique : 2,5/5
  • Écran : 4,5/5
  • Performance : 3/5
  • Photo : 3/5
  • Autonomie : 4/5
  • Réparabilité : 3/5

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