Début juillet, la compagnie Ponant, fleuron tricolore de la croisière haut de gamme, présentait en grande pompe sa nouvelle pépite: le Swap2Zero. Ce navire de luxe, qui ne sera disponible qu’en 2030, sera doté de voiles fournissant jusqu’à 50% de l’énergie de propulsion nécessaire. A bord également, 1 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, des piles à combustible haute et basse température et un système ultrasophistiqué de captation carbone. L’objectif clairement revendiqué: réduire au maximum l’impact environnemental de ce géant des mers.

En réalité, les compagnies de croisière qui naviguent dans les 175 pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) n’ont guère le choix. Dans sa «stratégie révisée de 2023», l’institution spécialisée de l’ONU basée à Londres a fixé l’échéance de 2050 pour réduire à zéro les émissions nettes de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes.

En juin dernier, la compagnie norvégienne Hurtigruten, premier croisiériste à avoir supprimé le fuel lourd en 2010 et les plastiques à usage unique en 2018, dévoilait, sa nouvelle flotte de navires décarbonés, Sea Zero, qui longera les côtes norvégiennes. Naviguant sur une courte distance (quatre heures maximum) entre les 34 ports desservis, ces bateaux arborant les habits tricolores (noir, blanc, rouge) de la compagnie auront la possibilité d’utiliser des batteries et seront dotés de voiles rétractables.

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