eBay une nouvelle fois pointé du doigt. Déjà accusée par le gouvernement d’avoir vendu des «armes de catégorie A, comme des poings américains et des machettes», la plateforme américaine est de nouveau dans l’oeil du cyclone pour avoir proposé sur son site des étoiles jaunes, dont une «authentique» de la Seconde Guerre mondiale pour la somme de 500 euros, rapporte Le Parisien. A côté de l’annonce, on peut ainsi lire «Etoile jaune WW2 je vous expliquerai la provenance».

De même, un vendeur met en ligne deux annonces avec la mention : «Reproduction étoile Jude, 39/45, occupation, Shoah». Mise à prix : 15 euros. «Je suis sur eBay depuis 2006, je reporte systématiquement tout ce qui concerne le nazisme, cela me heurte terriblement», affirme Patrick, fils de résistant. «Ce n’est pas normal que des gens gagnent de l’argent avec ces symboles de la barbarie», ajoute le septuagénaire qui a immédiatement alerté les services d’eBay.

Le signalement de Patrick n’a pas abouti

D’après David-Olivier Kaminski, avocat et membre du Conseil représentatif des institutions juives de France, la loi concernant la vente d’objets liés à la Shoah n’est pas claire. «Elle est assez compliquée. Ce qui est interdit, c’est la publicité de la vente», confie-t-il à nos confrères. Cela n’a pas empêché eBay de supprimer ces annonces. «Nos équipes travaillent activement pour détecter, bloquer et supprimer toute annonce contrevenant à nos règlements afin de prévenir la mise en ligne d’annonces proposant des objets interdits ou dangereux, comme les objets faisant la promotion ou l’apologie de la haine, de la violence ou de la discrimination», reconnaissent les services du site.

La plateforme explique s’appuyer sur «des mesures de filtrage automatisé, des outils d’intelligence artificielle associés à des recherches manuelles assurées par des spécialistes internes». «En 2024, ces systèmes ont permis de bloquer 98,8 % des annonces prohibées avant leur mise en ligne», poursuit-elle. A propos du signalement de Patrick, celui-ci n’a pas abouti même si «une enquête est en cours auprès du département concerné».