
Face au fléau des retours de colis abusifs, les commerçants ripostent. En 2024, la France a distribué et exporté 1,7 milliard de colis, soit une hausse de 3,7% sur un an, selon l’Arcep. Mais avec cette explosion des livraisons, les retours frauduleux se multiplient. Entre 10 et 13% des colis retournés sont abusifs, coûtant plus d’un milliard d’euros par an aux e-commerçants, selon Oneytrust.
Pour limiter ces abus, certaines enseignes comme Zara, H&M, Uniqlo ou Veepee ont décidé d’abandonner la gratuité des retours, officiellement pour des raisons écologiques mais aussi pour des motifs financiers. Les remboursements sont désormais plus longs, le temps de vérifier que le bon colis a été renvoyé. La technologie vient aussi à la rescousse. Living Packets a ainsi créé des boîtes colis électroniques équipées d’un code d’accès, de capteurs anti-effraction et d’un GPS. «Si elle est volée ou détournée, on sait où elle est exactement», expliquent nos confrères de TF1.
Bientôt des lunettes connectées pour les livreurs ?
Le vendeur reçoit une alerte dès que la boîte est ouverte, rendant impossible les mensonges sur la non-réception du colis. Pour l’instant, ces boîtes sécurisées sont toutefois réservées aux produits les plus chers et les plus fraudés. D’autres solutions sont en développement pour les colis en carton classiques : des lunettes connectées équipées de caméras permettraient par exemple aux livreurs de filmer la livraison et de prouver que le colis est bien remis au bon destinataire. A l’avenir, la technologie pourrait bien réinventer la livraison de colis.


















