
Le carré rouge ne brille pas de mille feux. L’opérateur SFR a été placé en procédure de sauvegarde accélérée début juin, alors que sa maison mère Altice accuse une dette à plus de 20 milliards d’euros. Deux mois plus tard, le 4 août dernier, ce même Altice a été autorisé, dans le cadre de son plan de restructuration, à vendre SFR.
Deux cas de figure sont désormais possibles. Soit SFR est racheté par un nouvel acteur, potentiellement étranger. Ou bien l’opérateur disparaît, laissant Orange, Free et Bouygues sur le marché des télécoms. Cette dernière possibilité inquiète justement les consommateurs, comme le note BFMTV.
Sans SFR sur le marché, la guerre des opérateurs bousculée ?
«Si on regarde dans le passé, on s’aperçoit que la concurrence est vraiment dynamique et bénéfique pour le consommateur depuis que nous sommes à quatre opérateurs», partage Olivier Gayraud, juriste, association nationale de consommateurs et usagers, à la chaîne d’information. «Repasser à trois opérateurs est une grosse crainte que la guerre des prix soit calme», poursuit-il. Un argument réfuté par Renaud Kayanakis, spécialiste des télécoms : «Nous aurons toujours Free dans l’écosystème», rappelle ce dernier, qui a «toujours eu cette politique de prix bas».
En cas de vente, aucun abonnement ne sera interrompu, assure l’opérateur. De plus, la moindre modification du contrat donnera la possibilité au client de résilier son abonnement sans frais. Ainsi, les conséquences économiques sont limitées malgré une situation qui mettra face à un dilemme les usagers de SFR : partir ou rester, sans savoir quel sera l’avenir de leur opérateur.


















