
Sommaire
- Design : l’art de la continuité, tout en finesse… (4,5/5)
- Connectique : peu de sacrifices pour un milieu de gamme (4,5/5)
- Écran : lumineux, confortable, impeccable (5/5)
- Performances : pas un bolide, mais largement assez ! (4/5)
- Photo : deux focales, de beaux clichés, un petit déséquilibre (4/5)
- Autonomie : des promesses d’endurance royale (4,5/5)
- Réparabilité/Durabilité : les mêmes atouts que les Pixel haut de gamme (3,5/5)
- Alternative au Google Pixel 9a
- Conclusion
Le numéro est désormais bien rodé. À l’automne, Google dévoile ses nouveaux smartphones haut de gamme, en l’occurrence, les Pixel 9, y intégrant sa dernière génération de SoC, ses nouveautés logicielles et, bien souvent, une évolution de son design. Passe l’hiver et puis, au printemps, c’est au tour du milieu de gamme de prendre la lumière. Les Pixel “a” sont toutefois bien plus que de simples smartphones moins chers, car ils offrent généralement un excellent compromis fonctionnel et arrivent à se distinguer de la concurrence avec une partition photographique inégalée dans la gamme tarifaire. Pour son Pixel 9a, Google reprend la même recette, la soigne, en lui ajoutant une petite surprise…
Design : l’art de la continuité, tout en finesse… (4,5/5)
Le Pixel 9a s’offre en effet un petit twist inattendu. Au-delà des quatre finitions disponibles (Pivoine, Iris et les plus classiques Porcelaine et Noir volcanique), c’est au dos de l’appareil qu’on trouve la surprise.
Les ingénieurs de Google ont en effet réussi à venir à bout de la protubérance que forment systématiquement les blocs optiques à l’arrière des smartphones. Les deux modules caméras sont bien là, mais ils affleurent à peine, mettant un terme à l’ère de la barre transversale qui est devenue la signature esthétique des Pixel ces dernières années

L’effet est plaisant, visuellement, bien entendu, mais aussi pour ce qui est de la prise en main, et plus particulièrement de la mise en poche.
C’est d’autant plus agréable que son écran de 6,3 pouces, utilisable d’une main, n’oblige pas Google à proposer un boîtier trop large et haut. Même si celui du Pixel 9a est légèrement plus encombrant que celui du Pixel 9, qui affiche une même diagonale d’écran. La différence de taille s’explique en partie par l’épaisseur des bordures autour de la dalle qui sont bien plus larges sur le modèle de milieu de gamme. Rien de rédhibitoire, mais on a déjà vu bien plus fin…

Pour le reste, le design au global est proche de celui des Pixel 9, des Galaxy S25 ou des iPhone 16. Un cintrage métallique en aluminium, vertical, aux arêtes adoucies, qui offre une bonne prise en main, une façade avant couverte de Gorilla Glass résistant et une façade arrière en plastique. Elle est jolie et colorée, à défaut d’autre chose.
Connectique : peu de sacrifices pour un milieu de gamme (4,5/5)
Comme il se doit désormais, le Pixel 9a est compatible avec la 5G. Néanmoins, son positionnement en milieu de gamme lui vaut de faire quelques sacrifices du côté de la connectique, mais ils sont minimes.
On a ainsi le plaisir de voir que le module Wi-Fi est compatible avec la version 6E du standard sans-fil, ce qui garantit une certaine capacité à affronter le futur et à profiter de toutes les bandes de fréquences disponibles. Son module Bluetooth est estampillé 5.3, rien à redire, le géopositionnement par GPS est double bande, pour une plus grande précision, le NFC est là pour les paiements sans contact, et, enfin, le port USB-C est 3.2 pour des débits de transferts allant jusqu’à 10 Gbit/s.
On pourrait faire remarquer qu’avec une première capacité de stockage à 128 Go, il aurait été bienvenu de pouvoir l’étendre avec une carte SD, mais ce n’est pas possible, et ne l’a jamais été sur les Pixel. Mieux vaut alors opter pour la version 256 Go, si vous aimez conserver vos photos et applis localement.

Enfin, un rapide mot sur le lecteur d’empreintes digitales, placé sous l’écran. Il est très efficace, déverrouille l’appareil en un clin d’œil et permet aussi de s’identifier pour payer un achat. Vous pouvez également utiliser un système de reconnaissance faciale, si vous le souhaitez.
Écran : lumineux, confortable, impeccable (5/5)
On l’a dit, les bordures de la dalle pOLED de 6,3 pouces sont un peu larges. L’écran ne couvre qu’environ 84% de la façade avant. Le géant de Mountain View aurait donc pu mieux faire, mais la qualité de l’affichage est suffisante pour qu’on oublie vite ce petit bémol.
Car, l’écran qu’a retenu Google a bien des atouts. Rafraîchi à 120 Hz, il offre un bon confort lors des longs scrolls sur vos réseaux sociaux préférés, quand vous regardez une vidéo ou jouez. Pas d’adaptation fine de la vitesse de rafraîchissement comme le permettent les dalles LTPO, mais on en fait son affaire. Le Pixel 9 n’y a pas droit non plus, après tout.

En revanche, on sent tout de suite que la dalle est lumineuse, et, profitant des premiers rayons de soleil, nous avons pu constater qu’elle reste bien lisible même en extérieur. Nous avons relevé une luminosité classique de 1 200 cd/m2, une luminosité haute, pour les contenus HDR, par exemple, de 1 814 cd/m2 (pour 1 800 annoncés), et un pic lumineux à 2 314 cd/m2 (pour 2 700 annoncés). C’est tout bonnement exceptionnel pour un appareil de ce segment de marché.

D’autant que la fidélité colorimétrique est excellente. Nous avons mesuré un Delta E de 2,43. Ce qui est bien inférieur au seuil de 3 à partir duquel l’oeil humain perçoit une différence entre la vraie valeur d’une couleur et celle qui est affichée. Avec la dalle de son Pixel 9a, Google nous en donne clairement pour notre argent. Nous n'avons rien à redire, c'est parfait.
Performances : pas un bolide, mais largement assez ! (4/5)
Les Pixel ont la chance d’embarquer le dernier SoC en date, développé par Google. En l’occurrence, on retrouve le Tensor G4 des Pixel 9 lancés à l’automne. Ces puces, optimisées pour les tâches intelligentes, notamment reposant sur le machine learning, ne sont pas forcément les plus performantes du marché. Néanmoins, elles assurent bien assez de puissance, y compris graphique, pour permettre de jouer à tout ce que vous souhaitez et lancer les applications qui demandent de la ressource. On notera ici que le Pixel 9a se distingue toutefois de ses grands frères par la quantité de mémoire vive embarquée : 8 Go contre 12 Go.
La version d’Android pur, qui s’ébroue dans le Pixel 9a, est parfaitement fluide, réactive et c'est un vrai plaisir à utiliser au quotidien. Si on aime certaines surcoûches, telles que One UI 7, de Samsung, difficile de ne pas reconnaître que l’expérience pensée par Google est excellente.
Bien entendu, Gemini est disponible, et vous pourrez même accéder à la fonction avancée Gemini Live, qui permet de mener des conversations naturelles dans plus de 45 langues, dont le français, avec l’assistant intelligent. Il est même possible de partager l’écran ou de filmer ce que vous voyez et d’en parler à Gemini.
Évidemment, les fonctions désormais classiques comme Entourer pour chercher ou même le filtrage d’appel sont présentes. On trouve aussi les fonctions de photographie computationnelle, récentes ou anciennes, comme "M’ajouter", qui permet de vous ajouter à la photo d’un ou plusieurs amis en prenant un second cliché dans le même cadre, avec des résultats plus ou moins heureux. "Meilleure prise" est plus convaincante, et sauve les photos de groupe en permettant de choisir la meilleure expression du visage pour chaque personne parmi plusieurs clichés. Enfin, bien entendu, on trouve la "retouche magique", qui fait appel à une IA générative et permet de recadrer et modifier une photo de manière plus ou moins importante…
Photo : deux focales, de beaux clichés, un petit déséquilibre (4/5)
Deux modules photo, un grand-angle en pierre angulaire, doté d’un capteur solide, et un ultra-grand-angle, équipé d’un capteur plus en retrait. Mais on sait qu’une partition photographique sur un smartphone, et encore plus quand il s’agit d’un produit de Google, n’est jamais égale à la seule somme de ses caractéristiques techniques. Le géant américain est passé maître dans l’art de la photographie computationnelle. La Gomme magique en est la manifestation la plus brutale, mais finalement la moins intéressante. Se tourner vers le mode Panorama en mode Vision de nuit ou vers les capacités d’astrophotographie du Pixel 9a ouvrent d’autres portes. Mais ce sont bien les clichés pris au quotidien qui donnent la pleine mesure du travail réalisé.

Bien entendu, tout n’est pas parfait, et le Pixel 9 en remontre à son petit frère. La question n’est donc pas tant de comparer que de juger du résultat en soi. Avec le grand-angle, le piqué de l'objectif n’est pas exceptionnel, mais le niveau de détail est bon, avec une lisibilité assez impressionnante des textes de notre mire de test, par exemple, qui sont toujours un des premiers éléments à souffrir quand les traitements sont excessifs. C’est d’autant plus appréciable que Google ne force pas trop le contraste pour y arriver, et pour souligner les contours des lettres ou objets. Les couleurs sont également bien restituées, les teintes humaines naturelles, quelle que soit la carnation. Cela se manifeste très joliment dans les portraits, qu’on préférera prendre au grand-angle.
En basse lumière, le mode de prise de vue de nuit réussit à sauver les clichés et à maîtriser le bruit numérique, qui devient visible rapidement mais problématique à partir de 1 600 ISO sur nos RAW. Si à première vue, les détails survivent plutôt bien, on constate toutefois qu’ils sont dilués par un lissage un peu trop poussé. Le piqué y perd évidemment beaucoup. Il ne faudra pas regarder les photos de trop près, mais elles font joliment illusion sur un écran ou même un petit tirage.
L’ultra-grand-angle est en retrait, mais réussit à sortir son épingle du jeu, mieux que sur beaucoup de smartphones concurrents, Samsung Galaxy A56 compris. Les déformations optiques sont très bien corrigées, les photos de jour très correctes et celles de nuit acceptables, dans l’ensemble. Mais là où le grand-angle sauve des détails, des nuances, des contours, l’ultra-grand-angle applique un lissage qui vire légèrement à la bouillie. La photographie computationnelle a ses limites.

Toutefois, l’ensemble est bon, voire très bon pour un smartphone de milieu de gamme. On reprochera malgré tout à Google de ne pas avoir réussi à faire en sorte que les deux modules restituent une même exposition, un même rendu de la lumière. Le grand-angle affiche un résultat proche de la réalité, tandis que l’ultra-grand-angle tend à ajouter une nuance bleutée à la scène. Un point qu’on pardonnera au regard de ce qui est permis par ailleurs.
Autonomie : des promesses d’endurance royale (4,5/5)
Par le passé, les Pixel n’ont pas toujours été parmi les plus endurants du marché. La génération des Pixel 9 a amélioré les choses cependant, sans toutefois décrocher les premières places du podium. Pour son Pixel 9a, Google semble avoir entendu le message et pris la décision de corriger le tir. D’une certaine manière on espère sincèrement que ce nouveau smartphone est un avant-goût de ce qui nous attend désormais. Avec sa batterie bien plus conséquente (5 100 mAh contre 4 700 pour le Pixel 9, par exemple), le petit frère de la famille a tout pour être le plus endurant des Pixel. C’est en tout cas ce que clame Google, en annonçant une autonomie de plus de 30 heures. Dans les faits, en l’utilisant de manière classique, nous l’avons vu tenir toute une journée sans problème et même une journée et demie, entre deux charges.
Réparabilité/Durabilité : les mêmes atouts que les Pixel haut de gamme (3,5/5)
Le Pixel 9a, de Google, affiche une belle certification IP68, ce qui signifie qu’il est suffisamment résistant à l’eau pour théoriquement survivre à une immersion accidentelle. Attention toutefois, ce n’est pas une garantie à toute épreuve, et l’étanchéité de ce genre de produit peut s’amenuiser avec le temps. Néanmoins, pour la plupart des cas, c’est un bon début.
Par ailleurs, Google a calculé que son nouveau téléphone bénéficierait d’un indice de réparabilité de 8,7/10. C’est-à-dire la même note que celle du Pixel 9, dont les seuls points faibles étaient les méthodes de fixation des composants et la facilité de démontage (6,7/10), ainsi que les outils nécessaires pour cette opération (5/10). Pour le reste, Google se classe plutôt parmi les bons élèves, aussi bien pour la durée de disponibilité des pièces de rechange que pour leur prix.
Mais on apprécie surtout que Google traite son nouveau milieu de gamme comme ses modèles haut de gamme. Ce sont en effet pas moins de sept années de suivi logiciel qui sont promises par le géant américain. Sept ans d’Android et de mises à jour de sécurité… Un record, ex æquo avec les Galaxy haut de gamme de Samsung.
Alternative au Google Pixel 9a
Samsung Galaxy A56 5G : le rival
Bien fini, équipé d’une belle dalle confortable et lumineuse, animée par une puce puissante et capable de produire de jolis efforts en jeu, notamment, le Galaxy A56 est un excellent smartphone de milieu de gamme, dont l’autonomie est plus que raisonnable.
Xiaomi Redmi Note 14 Pro 5G : l'alternative moins chère
À la charnière entre entrée de gamme et milieu de gamme, ce smartphone Xiaomi n’est pas forcément le plus puissant, mais il a pour lui un bon écran, très confortable, une autonomie plus qu’honnête et un prix séduisant.
Conclusion
Mais que reste-t-il aux grands ? Avec son design revu, son bloc photo caché dans le corps du boîtier (et ça change tout), ses performances équivalentes à celles d’un Pixel 9, sauf peut-être pour les applications les plus gourmandes, sa partition photo toujours agréable, le Pixel 9a semble éviter les défauts majeurs que son positionnement induit généralement. Pour tout dire, son rapport qualité-prix est assez indiscutable, au point que la question d'opter pour ce modèle au lieu du Pixel 9, censé être plus haut de gamme, se pose véritablement. Si tout n’est pas parfait, on prend un véritable plaisir à l’utiliser, et c’est un signe qui ne trompe pas. Cette année, Google a réalisé de vraies améliorations sur son modèle abordable, confirmant plus que jamais son statut de référence absolue du milieu de gamme.
- Design : 4,5/5
- Connectique : 4,5/5
- Écran : 5/5
- Performances : 4/5
- Photo : 4/5
- Autonomie : ?/5
- Réparabilité : 3,5/5
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