
Sommaire
- Design et connectique : compact, dense et richement garni (5/5)
- Écran : Parmi les meilleurs de sa catégorie (5/5)
- Performances : trop de puissance pour ce petit boîtier (3,5/5)
- Photo : bon presque partout (4/5)
- Autonomie et recharge : de l’énergie à revendre (4,5/5)
- Durabilité et réparabilité : un suivi logiciel indigne de son rang (3,5/5)
- Les meilleures alternatives au Xiaomi 17
- Conclusion
Après nous être enthousiasmés pour le Xiaomi 17 Ultra et son impressionnant talent pour la photo, place au Xiaomi 17 tout court. Ou plus court, devrait-on dire. En effet, cet appareil qui se classe dans la catégorie haut de gamme lui aussi, n’a presque rien à voir avec son grand frère Ultra. Son gabarit se montre bien plus compact, et même en dessous de la moyenne de la majorité des smartphones actuels. Les ambitions de son arsenal photo sont également revues à la baisse avec une monture un peu plus légère mais toujours conçue avec l’Allemand Leica. En revanche, Xiaomi ne transige pas sur deux points : la puissance, avec le même processeur (un Snapdragon 8 Elite Gen5 de Qualcomm) et l’autonomie. Le Xiaomi 17 embarque en effet une batterie un poil plus grande que celle de l’Ultra. Le but du Chinois est simple : proposer un smartphone polyvalent, taillé pour la vie de tous les jours avec des prestations haut de gamme et des composants premiums. Voyons si les choix de la firme se révèlent judicieux et si le Xiaomi 17 peut lui aussi entrer dans notre guide des meilleurs smartphones.
Design et connectique : compact, dense et richement garni (5/5)
Physiquement, le Xiaomi 17 est l’exact opposé du Xiaomi 17 Ultra. Ce qui frappe en premier lieu, c’est son gabarit. L’appareil fait partie de la famille des smartphones compacts. Voyez plutôt, avec ses 151,1 mm de haut pour 71,8 mm de large et 8,1 mm d’épaisseur, il tient très facilement dans une poche mais surtout dans une petite main grâce à son écran de 6,3 pouces.

Petit, le Xiaomi 17 n’en est pas moins dense avec tout de même 191 g à la pesée. Néanmoins, son poids se révèle bien réparti. Les tranches, bien plates, comme de coutume, présentent un léger biseau pour ne pas agresser les paumes. Idem avec les angles très arrondis.
Au dos, le Xiaomi 17 joue une partition assez classique. Le cadre en alu et le revêtement en verre trempé participent d’une certaine allure haut de gamme que l’on apprécie. L’îlot photo de forme carrée, occupe l’angle supérieur gauche. Il se montre suffisamment large pour ne pas perturber l’équilibre du smartphone lorsque celui-ci repose sur le dos.
Les finitions restent très soignées et l’assemblage très propre. Pour cette nouvelle édition, Xiaomi propose plusieurs coloris, à savoir, le noir classique mais aussi un rose ou un bleu layette et le vert, comme notre exemplaire de test. Modèle premium oblige, le Xiaomi 17 présente un indice IP68 lui permettant de résister à la poussière et à l’immersion dans l’eau.

Pour la connectique, le Xiaomi 17 répond aux exigences de son statut. Le Wi-Fi 7 est bel et bien à bord, tout comme le Bluetooth 6. Le tiroir au bas de l’appareil peut héberger deux cartes nano SIM (pas de carte microSD en revanche) mais il est aussi possible de s’en remettre à deux eSIM. Le NFC répond présent tout comme le lecteur d’empreinte digitale placé sous l’écran et plutôt réactif. Le port USB-C ferme la marche. Il adopte la norme USB 3.2 pour des transferts de fichiers rapides.
Écran : Parmi les meilleurs de sa catégorie (5/5)
On l’a dit plus haut, le Xiaomi 17 embarque une dalle 6,3 pouces, de technologie OLED. Côté définition, c’est assez classique avec 2656 x 1220 pixels pour une résolution de 460 ppp. Xiaomi a bien sûr adopté une dalle LTPO au taux de rafraîchissement adaptatif de 1 à 120 images par seconde. Ce qui est moins banal, c’est la qualité de cet écran. La marque promet un pic de luminosité à 3500 cd/m2. Rien que ça ! Sous notre sonde Calibrite, la réalité n’est pas si éloignée. Nous avons ainsi pu mesurer une luminosité maximale à 1935 cd/m2 en HDR mais surtout un pic à 3269 cd/m2 en luminosité adaptative. Des résultats excellents qui classent cette dalle parmi les plus lumineuses actuellement. De quoi lire confortablement tout type de contenu même en plein soleil.

La colorimétrie est également très juste. Toujours armés de notre sonde, nous avons pu mesurer un Delta E moyen de 1,28 avec le mode de couleurs Original Pro et de 2,43 avec le mode Vif. Des résultats toujours sous le seuil de 3, à partir duquel l’œil humain commence à percevoir les dérives colorimétriques entre la source et l’image affichée. La dalle se montre ainsi très bien calibrée sitôt l’appareil sorti de sa boîte. C’est appréciable.
Performances : trop de puissance pour ce petit boîtier (3,5/5)
Xiaomi semble avoir eu les yeux plus gros que le ventre. C’est l’expression qui vient en tout cas à l’esprit lorsque l’on regarde ce qui se passe sous le capot de ce Xiaomi 17. Afin d’en mettre plein la vue, la marque a fait ses emplettes dans les premières pages du catalogue de Qualcomm pour motoriser son smartphone premium. Et de retenir, comme pour le Xiaomi 17 Ultra, le SoC le plus performant du moment, le Snapdragon 8 Elite Gen5, épaulé pour l'occasion par 12 Go de RAM. Un choix justifié par les prétentions haut de gamme du smartphone mais pas forcément le plus judicieux. Nous l’avions déjà constaté dans le Xiaomi 17 Ultra. Lorsqu’elle est fortement sollicitée, cette puce a tendance à chauffer et à brider ses performances pour éviter les problèmes.

Confinée dans un boîtier aussi compact que celui du Xiaomi 17, moins spacieux que celui du 17 Ultra, le résultat est sans appel : ça chauffe, beaucoup. Durant notre stress test de performances graphiques, la température au dos du boîtier a atteint 51,1°C. La puce a donc bien du mal à rester au frais malgré la présence d’une nouvelle chambre à vapeur. Et côté throttling (réduction des performances pour éviter la surchauffe), ce n’est pas la fête non plus. En moyenne lors du test, le processeur a tourné à 45% de ses capacités avec des chutes régulières à environ 30 %. Alors, bien évidemment, ce SoC de Qualcomm dépote. Les scores établis dans les différents benchmarks auxquels nous l’avons soumis montrent qu’il a de la puissance à revendre.
On peut donc compter sur lui pour faire tourner simultanément de nombreuses applis sans craindre de ralentissements. C’est surtout sur la longueur que les problèmes peuvent survenir. Au quotidien, les longues séances photo ou vidéo comme les sessions de jeux prolongées conduisent à une augmentation significative de sa température. Mieux vaut le savoir, surtout en périodes de fortes chaleurs.
En jeu, sans surprise, le Xiaomi 17 éblouit. La fluidité est au rendez-vous. Avec notre titre de référence Genshin Impact, le Xiaomi 17 tourne sans sourcilier à 60 images par seconde avec le niveau de détail graphique poussé au maximum. Mais il ne faut pas s’éterniser non plus. Passées 30 mn de jeu, les premiers symptômes commencent à se faire ressentir (chauffe, quelques ralentissements).
HyperOS et de l’IA avec parcimonie
Le Xiaomi 17 Ultra est aussi à la page côté logiciel. Il fonctionne sous Android 16 avec la surcouche logicielle maison HyperOS présente ici dans sa version 3. Apple a visiblement été la muse des designers logiciel de Xiaomi pour guider leur inspiration. Les ressemblances avec iOS sont assez flagrantes. Les icônes de l’interface mais aussi quelques éléments dont le plus voyant, l’Hyper Island, une version revisitée de la Dynamic Island sur iPhone, ne manquent pas de faire sourire par leur similarité avec l’OS d’Apple. Cette pilule qui encadre le poinçon au sommet de l’écran pour présenter des informations (lecture du morceau en écoute, chronomètre ou compte à rebours, etc.) se montre toutefois un peu plus évoluée que sur les smartphones d’Apple puisqu’elle est ici interactive.

Côté IA, Xiaomi continue de peaufiner son offre mais elle reste assez en retrait des propositions d’autres constructeurs comme Samsung, Google ou Honor. Quelques outils de retouche d’image générative sont présents de même que des fonctions plus classiques pour la gestion des textes et les traductions et bien sûr les outils de Google, Gemini en tête. Mais ça reste un peu léger à ce niveau de prix.
Photo : bon presque partout (4/5)
La monture photo du Xiaomi 17 ne peut évidemment pas rivaliser avec celle de son grand frère Ultra. Difficile de faire entrer tout l’arsenal de l’expert de l’image dans un si petit boîtier. Le Xiaomi 17 doit ainsi composer avec trois modules tous équipés d’un capteur de 50 Mpx. On y trouve ainsi un grand-angle eq 23 mm (f/1,67), un ultra grand-angle eq 17 mm(f/2,4) offrant un angle de vision de 102° et enfin un téléobjectif optique x2,6 eq 60 mm (f/2,0). Enfin, en façade, le Xiaomi 17 dissimule une caméra selfie (f/2,2- adossée à un capteur de 50 Mpx lui aussi. L’association avec l’expert allemand de la photo Leica reste de mise et permet à l’appareil de profiter du savoir-faire de la marque tant pour les optiques que pour la partie logicielle.

Pour vérifier la justesse de ce dispositif, un petit détour tout d’abord par notre laboratoire et sa mire de test. Malgré une légère sous-exposition, on remarque que le grand-angle délivre d’excellents résultats. Les clichés fourmillent de détails et présentent une belle netteté. La montée en sensibilité du capteur s’effectue en douceur avec une apparition très progressive du bruit numérique, encore contenu jusqu’à 1600 ISO, ce qui limite la perte de détails dès que la lumière manque. Par la suite, le travail des algorithmes de traitement d'image n'en sera que plus simple, évitant à l'appareil de trop lisser les images finales.
À l'usage, le grand-angle témoigne ainsi d’un bon piqué. Les détails sont bien présents et les couleurs respectées. Les soucis d’exposition rencontré dans notre laboratoire avec les fichiers RAW (sans traitement logiciel) disparaissent avec les algorithmes développés par Xiaomi et Leica. Les contrastes sont également bien gérés.

Lorsque la lumière décline, le grand-angle continue de fournir des clichés satisfaisants avec une bonne quantité de détails. Le bruit numérique constaté avec les fichiers RAW est gommé avec un lissage efficace et modéré.

Le Xiaomi 17 se dote aussi d’un téléobjectif optique périscopique x2,6. Il est essentiellement taillé pour les portraits. Exercice dans lequel l’appareil se défend très bien. Le détourage aurait mérité d'être un peu plus précis, notamment sur les tout petits éléments comme les cheveux, mais le résultat est tout de même très convaincant.

L'appareil propose un zoom numérique jusqu’à 60x. Néanmoins, même avec le traitement logiciel épaulé par de l’IA, le résultat avec cette focale (1360 mm) n’est pas exploitable. En x3, x5 ou même x10 en revanche, les clichés conservent un bon piqué. Le couleurs peuvent se ternir légèrement selon l’ambiance lumineuse mais l’ensemble reste très correct.

Malgré un capteur de 50 Mpx, l’ultra grand-angle déçoit. Le centre de l’image manque souvent de netteté, comme la périphérie. On apprécie en revanche le bon travail du logiciel pour corriger les distorsions.
De nuit, l’ultra grand-angle est encore moins convaincant avec un lissage encore plus prononcé et quantité de détails qui tombent aux oubliettes. C’est raté.

À l’exception du module ultra grand-angle qui mériterait un peu plus d’attention de la part du constructeur et de son partenaire Leica, le Xiaomi 17 jouit donc d’un volet photo plutôt efficace et qui ne déçoit que rarement.
Autonomie et recharge : de l’énergie à revendre (4,5/5)
Après la qualité de l’écran, l’endurance de la batterie constitue l’autre bonne surprise de ce Xiaomi 17. Malgré sa petite taille, l’appareil embarque un accu silicium-carbone d’une capacité de 6330 mAh, soit 1090 mAh de plus que le Xiaomi 15 sorti l’an dernier. Et ce gain se ressent immédiatement. Avec notre test de lecture vidéo 4K en streaming, l’appareil a tenu pendant 31h11. Une jolie performance qui le classe parmi les smartphones les plus endurants du moment. Avec un usage mixte, il est ainsi possible de tenir aisément trois jours sans croiser une prise électrique. Attention, comme indiqué plus haut avec un usage plus intensif qui fait chauffer les composants et donc la batterie, l’autonomie peut chuter de façon significative pour atteindre au mieux une grosse journée et demie ce qui n’est déjà pas si mal.

Quant à la recharge, c’est là aussi très satisfaisant. Le Xiaomi 17 supporte la charge 100W. Nous l’avons branché à un chargeur maison d’une puissance de 120W. Au bout de 15 mn, la jauge de la batterie indiquait déjà 42 % puis 75 % après une demi-heure. Au total, il ne nous a fallu patienter que 48 mn pour atteindre 100 %. La même opération avec un chargeur Anker de 100W procure une charge complète en 72 mn.
Durabilité et réparabilité : un suivi logiciel indigne de son rang (3,5/5)
Ce modèle premium de Xiaomi affiche fièrement un A sur l’étiquette Energy. On n’en attendait évidemment pas moins d’un mobile de cette trempe et à ce prix. Néanmoins, cette note globale masque quelques aspects moins reluisants. Le suivi logiciel tout d’abord. La marque se contente de rester dans les clous définis par la législation européenne, à savoir 5 ans de mises à jour système et 6 ans de correctifs de sécurité. C’est en dessous de ce que proposent les concurrents directs comme Samsung, Google et même Apple et c’est assez décevant.

Autre point qui fâche : les outils nécessaires au démontage ne sont visiblement pas standards, ce qui peut perturber les réparations. En revanche, Xiaomi se rattrape sur la disponibilité des pièces détachées et son programme Self Repair qui permet aux plus bricoleurs de se procurer les instructions mais aussi une belle variété de pièces à des prix abordables. Comptez par exemple 110 euros pour l’écran, 41 euros pour la caméra grand-angle ou encore 27 euros pour la batterie et le dos du boîtier. On apprécie également la résistance aux chutes de l’appareil (notée A) ainsi que la bonne efficacité du revêtement de l’écran face aux rayures avec une note de 6/10 sur l’échelle de Mohs, comme pour le Xiaomi 17 Ultra
Les meilleures alternatives au Xiaomi 17
Samsung Galaxy S26
Indéboulonnable dans la catégorie des smartphones compacts, le Galaxy S26 s’inscrit comme un adversaire de taille pour le Xiaomi 17. Même si Samsung n’a pas changé grand-chose par rapport au S25, il donne toujours autant de plaisir avec un volet photo polyvalent.
Google Pixel 10 Pro
Taillé pour la photo lui aussi, le Pixel 10 Pro de Google reste un maître en la matière. Les fonctions IA sont nombreuses et le suivi logiciel confortable. Il n’y a que l’autonomie qui lui fait défaut.
Conclusion
Incontestablement, le Xiaomi 17 reste parmi les références du moment. La marque chinoise a soigné le look et les finitions comme la fiche technique. Le volet photo se montre bien maîtrisé et le partenariat avec Leica porte une nouvelle fois ses fruits pour délivrer des clichés très propres et réussis. À l’exception de l’ultra grand-angle, la copie est digne d’un appareil de cette catégorie. L’autonomie n’est pas en reste avec l’un des meilleurs scores de ce milieu d’année. Dommage que Xiaomi ait un peu surestimé les capacités de refroidissement du boîtier de son smartphone. La montée en température rapide de l’appareil n’est pas de bon augure. Les tests menés durant les périodes de fortes chaleur de cette fin mai nous confortent dans l’idée que le Xiaomi 17 nécessite un environnement frais pour rester au meilleur de sa forme. Un processeur certes moins véloce mais aussi avec une meilleure efficacité énergétique aurait peut-être été plus approprié dans ce format compact. Quitte à perdre un peu en lustre sur la fiche technique.
- Design : 5/5
- Connectique : 5/5
- Écran : 5/5
- Performances : 3,5/5
- Photo : 4/5
- Autonomie : 4,5/5
- Réparabilité : 3,5/5
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