
Sommaire
- Design et connectique : presque aucun changement (4,5/5 et 3,5/5)
- Écran : toujours un très bon écran LCD (4/5)
- Performances : toujours une belle longueur d'avance sur la concurrence (5/5)
- Autonomie : en retrait par rapport au M4 (4,5/5)
- Réparabilité : statu quo (3/5)
- Les meilleures alternatives au MacBook Air M5
- Conclusion
Si le MacBook Neo a attiré toute l’attention dans la nouvelle gamme d’ordinateurs Apple de 2026 en raison de son tarif inédit, la firme n’a pas pour autant oublié de mettre à jour son MacBook Air, qui trône depuis plusieurs générations au sommet de notre sélection des meilleurs PC portables. Exit donc la puce M4, place à la nouvelle puce M5, déjà présente dans le MacBook Pro « d’entrée de gamme » depuis octobre 2025.
Cette année, le MacBook Air M5 profite de quelques évolutions appréciables. La version de base à 256 Go de stockage disparaît notamment au profit d’une configuration démarrant directement à 512 Go, mais sans augmentation de tarif. Les 16 Go de RAM restent également le minimum proposé, comme c’était déjà le cas sur le MacBook Air M4. Apple propose donc cette déclinaison à 1199 €, comme la version 256 Go de l'année dernière. Une très bonne nouvelle.
Pour ce prix, le PC embarque une puce M5 avec GPU 8 cœurs, 16 Go de RAM et 512 Go de stockage en 13 pouces de diagonale. La version 15 pouces monte quant à elle à 1499 €. Notre unité de test se montre toutefois un peu plus musclée. Il s’agit toujours du modèle de 13 pouces, mais équipé de la puce M5 avec GPU 10 cœurs et d'un SSD de 1 To. Une configuration affichée à 1449 € sur le site officiel d’Apple.
Design et connectique : presque aucun changement (4,5/5 et 3,5/5)
Apple n’a pas apporté beaucoup de changements au design de son MacBook Air. En réalité, il est strictement identique au MacBook Air M4, lui-même déjà identique au M3, lui-même identique au M2. On retrouve donc, encore une fois, l'encoche en haut de l'écran pour loger la caméra frontale de 12 Mpx, ainsi que le même clavier à mécanisme « ciseaux ». Ce dernier offre une course de frappe appréciable, souple, naturelle, et surtout bien plus fiable que durant la sombre époque des claviers dits « papillon » entre 2016 et 2019.

En haut à droite du clavier, on retrouve le Touch ID, toujours aussi réactif. Il permet de déverrouiller l’appareil avec son empreinte digitale, mais aussi d’effectuer des achats via Apple Pay, ou de se connecter à divers sites web après avoir configuré des clés d'accès.
Le trackpad est, lui aussi, toujours aussi confortable, sans doute l’un des meilleurs du marché. Il n’accroche absolument pas les doigts, et le retour haptique est à nouveau très réussi.
Notre modèle de test arbore la couleur Minuit, disponible depuis le M2. Il s’agit d’un très beau coloris, mais sa propension à retenir les traces de doigts demande davantage d’entretien que les autres finitions proposées (bleu ciel, argent et lumière stellaire).

Ensuite, Apple réitère en plaçant les haut-parleurs dans le creux situé entre le clavier et l’écran. Un positionnement farfelu, qui a tendance à étouffer légèrement le son. Néanmoins, la qualité audio reste assez bonne pour un PC portable.

La connectique ne change pas non plus. On retrouve sur le côté gauche le port MagSafe, permettant de recharger le MacBook via un système aimanté, ainsi que deux ports USB-C Thunderbolt 4 (vitesse théorique de 40 Gbit/s). Le MacBook Air prend en charge deux écrans externes, comme son devancier. Sur le côté droit, on trouve une prise casque/micro de 3,5 mm. Pour insérer une carte SD ou connecter des périphériques en HDMI ou en USB-A, il sera donc indispensable d’investir dans un hub USB. En revanche, le volet sans fil profite bien d'une évolution, lui. Le MacBook Air M5 prend désormais en charge le Wi-Fi 7 (vitesse de transfert théorique jusqu'à 46 Gbit/s) et le Bluetooth 6, les dernières normes en matière de connectivité.
Écran : toujours un très bon écran LCD (4/5)
L'appareil emploie toujours, et sans surprise, une dalle LCD IPS de 13,6 pouces, rafraîchie à 60 Hz, affichant une définition de 2560 x 1664 pixels (soit une densité de 224 pixels par pouce). Nous l’avons soumise à notre sonde colorimétrique, et les résultats se montrent relativement similaires à ceux de l’an passé.

L’écran couvre toujours 100 % de l’espace colorimétrique sRGB, et 99 % du DCI-P3. Cela signifie qu’il dispose d'une belle palette de couleurs, riche et étendue. Outre le visionnage de vidéo, c'est aussi une condition sine qua non pour la retouche photo et le montage vidéo (le DCI-P3 étant le standard HDR utilisé dans le cinéma). Nos mesures montrent également une grande fidélité des couleurs dès la sortie du carton. Le DeltaE moyen s’établit à 1,63, soit bien en dessous de 3, le seuil à partir duquel l’œil humain perçoit une différence entre une couleur envoyée par la vidéo et celle affichée.

La luminosité maximale en HDR atteint 524 cd/m², un niveau suffisant pour la plupart des usages, mais un peu limité pour une utilisation prolongée en extérieur. Cette luminosité s’accompagne d’un contraste curieusement en retrait par rapport au M4, puisqu’il s’élève cette année à 1210:1, contre 1434:1 sur le modèle précédent. À titre de comparaison, les dalles VA peuvent atteindre des contrastes compris entre 5000:1 et 10000:1. Cela dit, il reste dans la moyenne des dalles IPS sur ce critère.

Enfin, l'uniformité de la dalle est très bonne avec un écart maximum à 10 % entre les différentes zones d'affichage. Par ailleurs, les angles de vision sont très larges, c'est l'avantage des IPS face aux VA.
Performances : toujours une belle longueur d'avance sur la concurrence (5/5)
Sans grande surprise, la puce M5 accomplit sans souci la plupart des tâches qu’on lui demande. Les plus gourmandes (rendu 3D, montage vidéo 4K avec des effets visuels exigeants) peuvent logiquement entraîner une réduction des performances (throttling) mais c'est un fonctionnement normal. L'absence totale de ventilateur n'aide pas sur ce point, mais elle permet en contrepartie une utilisation complètement silencieuse, et cela sur n'importe quelle surface sans risque de faire surchauffer l'appareil (en bouchant les aérations).
Les scores de l'appareil sur Geekbench 6 sont tout simplement exceptionnels. Il obtient 4201 en single-core et 17 222 en multi-core. Sur la partie Compute, qui évalue les performances de la partie GPU sur les tâches non-graphiques, l’IA par exemple, le processeur atteint 47 961 points. C’est tout simplement énorme, et bien au-delà de la plupart des PC portables sous Windows.
Sur Cinebench R24, un logiciel de benchmark évaluant la machine sur du rendu 3D (un workflow particulièrement exigeant), il obtient des résultats honorables, sans pour autant dépasser les puces les plus optimisées dans ce domaine, comme la M3 Ultra. Il atteint ainsi 200 points en single-core, 854 points en multi-core et 5 432 points sur la partie GPU.
En lançant plusieurs fois le benchmark Wild Life Extreme (cinq itérations au total) de 3DMark, on observe plus de 2 000 points d’écart entre le premier et le dernier test. Cela signifie que la puce finit par abaisser ses capacités de 20% environ afin d'éviter la surchauffe. La chaleur dégagée par la puce se fait tout de même ressentir au niveau du clavier, notamment autour des touches R et T jusqu’aux touches de fonction, mais ce résultat demeure franchement correct.

Cette observation reste toutefois à nuancer, puisque nous avons volontairement poussé le processeur dans ses retranchements. Au quotidien, l’appareil demeure relativement frais quand il s'agit de navigation web avec un multitâche soutenu (plus d’une vingtaine d’onglets ouverts) ou de traitement de texte. Nous n’avons jamais constaté de ralentissements dans ces conditions.
De son côté, le SSD affiche des vitesses de lecture et d’écriture phénoménales, avec respectivement 6 682 Mb/s en lecture et 6 467 Mb/s en écriture. C'est deux fois plus que le SSD de 512 Go du MacBook Air M4.

Ensuite, un petit point sur l’interface macOS 26 “Liquid Glass”. L’expérience ne change pas fondamentalement malgré ce nouveau design. Certains éléments sont désormais transparents afin de mieux se fondre dans l’interface, il est d'ailleurs possible de rendre toutes les icônes transparentes ou encore de modifier la couleur globale du thème (ce qui impacte les icônes, certains widgets, ainsi que les bordures). Apple pousse ainsi un peu plus la personnalisation de son interface.

De son côté, Siri est censé être plus intelligent, notamment grâce à l’intégration de ChatGPT, auquel il fait appel dès que nécessaire (et assez fréquemment). Nous avons pu l’utiliser pour corriger un texte, formuler de nouvelles idées ou effectuer des recherches plus précises. Evidemment, l'IA laisse parfois passer certaines erreurs. On vous recommande d'utiliser plutôt la fonction ChatGPT, disponible dans "afficher les outils d'écriture" et "Rédiger". Idem concernant la génération d'images. On vous conseille d'utiliser plutôt l’application Image Playground, développée par Apple. Encore en phase bêta, le générateur se montre sympathique, mais rapidement limité.
En l’état, Siri a encore de sérieux progrès à faire, aussi bien en matière d’intelligence que d’intégration dans l’écosystème. Gemini, de Google, reste largement en avance.
Malgré tout, l'OS d'Apple demeure particulièrement agréable, surtout si vous possédez un iPhone et des écouteurs de la marque.
Autonomie : en retrait par rapport au M4 (4,5/5)
Le MacBook Air M5 embarque une batterie de 53,8 Wh. Comme à notre habitude, nous avons soumis l’appareil à un test de lecture vidéo 4K en continu, avec l’écran réglé autour de 200 cd/m² et une vidéo YouTube en boucle. Il a tenu 15 h 46, un excellent score, bien supérieur à celui de la plupart des ordinateurs portables Windows dans cette gamme de prix.
En usage réel, il tient sans difficulté une journée complète en utilisation soutenue (multitâche, traitement de texte, exécution de plusieurs benchmarks).
Ce résultat est légèrement en retrait par rapport au MacBook Air M4 cependant, qui atteignait 16 h 58 selon le même protocole, soit un peu plus d'une heure d’écart. À l’inverse, le M5 fait mieux que le MacBook Air M2, avec environ trois heures supplémentaires.
La plateforme Apple Silicon confirme une nouvelle fois son efficacité énergétique. Depuis l’arrivée des puces M, l’autonomie des MacBook a fait un bond considérable. Côté recharge, avec un bloc de 96 W (non fourni), l’ordinateur récupère 50 % de charge en seulement 27 minutes, 80 % en 53 minutes et 100 % en 1 h 45. C’est plutôt rapide pour passer de 0 à 50 %, mais encore un peu long pour atteindre une charge complète.
Réparabilité : statu quo (3/5)
Nul doute que le design en aluminium du MacBook sera à l’épreuve du temps. Mais la réparabilité est tout aussi importante. Sur ce point, le MacBook Air fait du surplace, avec un indice de réparabilité quasiment identique à celui de son prédécesseur, 6,8/10 contre 6,7/10 pour le M4.
La durée de disponibilité des pièces de la liste 2, celles qui tombent le plus souvent en panne, reste à 8/10, ce qui constitue un bon score.
Le problème vient plutôt de la disponibilité des éléments de la liste 1, ceux essentiels au bon fonctionnement de l’appareil comme l’écran, qui n’obtient que 4/10. De plus, le rapport entre le prix des pièces de la liste 2 et celui de l’équipement neuf plafonne à 3/10. Il sera donc peu intéressant, financièrement, de remplacer une pièce.

La facilité de démontage des pièces de la liste 2 obtient une bonne note de 8/10. En revanche, la note concernant les outils nécessaires ne s’élève qu’à 5/10, ce qui vient ternir le score global. En pratique, cela signifie qu’il faudra des outils spécifiques pour démonter les éléments concernés. Pour autant, nous l'avons fait et cela n'a rien d'insurmontable. Il suffit d'avoir le bon tournevis.
Sans surprise, la mémoire vive, qu'Apple qualifie de « mémoire unifiée », est directement intégrée à la puce et donc à la carte mère. Il en va de même pour le stockage, qui n’est pas remplaçable, car lui aussi soudé à la carte mère et lié à la puce. Autant dire que vous ne pourrez pas réparer votre ordinateur sans l'aide d'Apple (à l'exception de la batterie, et encore, à condition de trouver les pièces), et donc sans débourser une somme conséquente.
Enfin, Apple reste très sérieux en matière de suivi logiciel. Même si la marque n’a jamais communiqué de chiffres précis concernant la durée des mises à jour, il ne fait guère de doute que le MacBook Air M5 bénéficiera des dernières fonctionnalités pendant de nombreuses années.
Les meilleures alternatives au MacBook Air M5
MacBook Neo, le choix de la raison
La concurrence vient aussi de l’intérieur. Le MacBook Neo est proposé à partir de seulement 699 € et assure sans broncher toutes les tâches du quotidien. Il est capable de gérer de la productivité légère, notamment du traitement de texte, ainsi qu’un multitâche relativement soutenu malgré ses 8 Go de RAM. En revanche, il embarque une connectique vieillotte et n'a pas de rétro-éclairage du clavier.
Samsung Galaxy Book5 360, encore le meilleur PC sous windows
Si vous préférez Windows, le Galaxy Book5 360 constitue une excellente alternative au MacBook Air M5. Il est bien fini, son clavier est tout aussi confortable et, surtout, il est équipé d’une dalle OLED, toutefois sujette aux reflets. En outre, sa connectique, nettement plus complète, ne nécessite pas de hub USB externe pour brancher d’autres appareils. Il est cependant moins puissant et embarque toujours un ventilateur générant logiquement du bruit.
Conclusion
Comme très souvent sur les MacBook, Apple ne bouscule pas la formule. La marque se contente de petites améliorations bienvenues, notamment sur la partie sans fil (Bluetooth 6, Wi-Fi 7) et la puce M5, qui gagne en performances alors que la précédente génération (M4) laisse encore la concurrence loin derrière. Malgré une dalle LCD IPS riche en couleurs et toujours bien calibrée, on aurait évidemment préféré voir Apple changer davantage de choses. Par exemple, cela fait des années que nous attendons de voir arriver un MacBook Air à écran OLED. En outre, l’appareil reste toujours aussi limité en matière de connectique, obligeant régulièrement les professionnels à utiliser un hub USB.
- Design : 4,5/5
- Connectique : 3,5/5
- Écran : 4/5
- Performances : 5/5
- Autonomie : 4,5/5
- Réparabilité : 3/5
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