Le rouleau compresseur Xiaomi poursuit sa course. Chaque année rime avec un renouvellement de masse pour le constructeur chinois. L’univers des wearables ne fait pas exception, tout particulièrement pour le Smart Band que nous accueillons à nouveau en test, cette fois dans sa dixième version.

Il n’aurait pas été insensé de prédire que Xiaomi profiterait de ce nombre symbolique pour chambouler sa formule pour son bracelet connecté le plus plébiscité. Mais le changement ne sera pas pour cette fois, le Smart Band 10 reprend la plupart des caractéristiques du Smart Band 9 avec seulement deux évolutions principales : un affichage légèrement optimisé et quelques améliorations logicielles via la version 2.0 d’HyperOS. Voyons s'il mérite de conserver sa place dans notre guide des meilleures montres connectées.

Nous avons testé le Smart Band 10 en version 3.2.7 du firmware avec une application Mi Fitness en version 3.45.

Qualité de fabrication : bonnet blanc, blanc bonnet (3,5/5)

Aucune surprise pour cette version 2025 du Smart Band de Xiaomi, qui reprend trait pour trait la conception du précédent modèle lancé en 2024. Mêmes matériaux, même taille, même forme, même poids… On retrouve donc un bracelet plutôt discret et agréable à porter au quotidien.

Encore une fois, avec l’aide d’accessoires vendus séparément, la base peut être encapsulée et portée en tant que pendentif ou comme clip à fixer sur ses chaussures.
Encore une fois, avec l’aide d’accessoires vendus séparément, la base peut être encapsulée et portée en tant que pendentif ou comme clip à fixer sur ses chaussures. © Benoit Campion pour Capital

Le système d’attache du bracelet n’ayant pas changé, il est possible de remplacer celui en silicone fourni par un autre acheté pour le Smart Band 9 par exemple. Les alternatives ne manquent pas sur le store officiel du fabricant ou chez les revendeurs en ligne pour adapter le confort et le style à ses préférences.

Le Smart Band 10 se fait rapidement oublier au poignet (15,9 g sans bracelet, 11,7 mm d'épaisseur en comptant le capteur)
Le Smart Band 10 se fait rapidement oublier au poignet (15,9 g sans bracelet, 11,7 mm d'épaisseur en comptant le capteur) © Benoit Campion pour Capital

Bien qu’une partie du boîtier soit en aluminium depuis deux générations, le Smart Band 10 requiert un certain soin dans son utilisation pour perdurer. L’écran en verre demeure assez sensible aux rayures et il faut s’en tenir à des utilisations sous la douche ou à la natation (5 ATM) pour éviter de l’endommager.

Ergonomie : une expérience simple, perfectible, mais suffisante pour débuter (3,5/5)

Le Smart Band 10 nous accueille avec sa première nouveauté, son écran, et il faut clairement de bons yeux pour le dissocier du Smart Band 9. Le tracker chinois conserve sa dalle AMOLED et globalement la même qualité d’affichage. Celle-ci se trouve très subtilement améliorée grâce à une surface d’affichage un peu plus importante (0,1”, 1,72”) et une luminosité plus élevée (1500 cd/m2 au lieu de 1200 cd/m2). Mais cela est toujours bon à prendre. Le confort de lecture est évidemment limité au vu de la taille de l’écran, mais il reste très correct.

Le capteur de luminosité intégré manque encore de réactivité et peut se montrer parfois malicieux pendant la nuit. Mieux vaut programmer le mode nuit pour se préserver d’un réveil pénible.
Le capteur de luminosité intégré manque encore de réactivité et peut se montrer parfois malicieux pendant la nuit. Mieux vaut programmer le mode nuit pour se préserver d’un réveil pénible. © Benoit Campion pour Capital

Seconde nouveauté sur le papier, une nouvelle version du système d’exploitation HyperOS, censée apporter son lot d’améliorations. Dans la version dans laquelle nous avons testé le Smart Band 10, l’expérience d’utilisation n’a pas fondamentalement changé. Nous vous invitons donc à consulter le test du Smart Band 9 si vous souhaitez avoir plus de détails sur ce point.

L’interaction avec le Smart Band passe exclusivement par son écran tactile. Depuis l’écran principal, il est possible de consulter les notifications, d’accéder rapidement à certaines fonctions, de faire défiler les widgets (suivis/mesures).
L’interaction avec le Smart Band passe exclusivement par son écran tactile. Depuis l’écran principal, il est possible de consulter les notifications, d’accéder rapidement à certaines fonctions, de faire défiler les widgets (suivis/mesures). © Benoit Campion pour Capital

En somme, le Smart Band se prend en main sans trop d’effort pour un néophyte, mais requiert quand même un peu de patience, le temps de s’habituer à son interface, ses particularités et ses petits défauts. Outre les limites évidentes que pose son petit écran, on aurait aimé que le fabricant fasse plus d’efforts pour fluidifier la navigation en améliorant l’interface pendant l’effort, l’agencement des sous-menus ou encore la traduction, encore approximative.

© Benoit Campion pour Capital

Notre appréciation de l’application Mi Fitness, qui réunit toutes les fonctions, outils de configuration et données dans une seule interface, n’a également pas changé depuis notre test du Smart Band 9. L’expérience qu’elle nous offre est du même acabit, assez agréable dans l’ensemble mais perfectible, notamment en ce qui concerne la lisibilité de certaines données et la qualité de la traduction.

© Benoit Campion pour Capital

Le Smart Band 10 se veut encore comme une extension discrète du smartphone, assez limité par son “écosystème” fermé. Il ne faut pas avoir de grosses attentes sur les fonctionnalités connectées donc (pas de haut-parleur/microphone, absence de GPS, de stockage interne pour lire de la musique, d’applications tierces). Rien de bien étonnant pour un tracker d’entrée de gamme. Cela dit, l’essentiel est tout de même là. La seule nouveauté à se mettre sous la dent est l’intégration d’une boussole électronique/compas.

Fonctions sport & santé : un suivi cardio plus fiable (4/5)

Il faut finalement se pencher sur le suivi cardio pour constater le changement le plus notable de cette dixième version. Le Smart Band 10 fait sensiblement mieux que son prédécesseur sur ce point, il est encore plus proche de nos mesures de référence mais surtout moins prompt aux erreurs, notamment face aux changements rapides d’intensité. Les artefacts ne sont pas exclus (on note parfois des décrochages sur quelques minutes selon les activités) et il lui faut régulièrement quelques minutes en début d’exercice pour bien se caler. Mais pour un tracker à ce prix, la performance est plus qu’honorable.

Faute d’avoir pu extraire les données pour les comparer via nos outils habituels, nous vous partageons des captures d’écran mettant face à face le Smart Band 10 (haut) et notre ceinture pectorale Polar H10 (bas) servant de référence.
Faute d’avoir pu extraire les données pour les comparer via nos outils habituels, nous vous partageons des captures d’écran mettant face à face le Smart Band 10 (haut) et notre ceinture pectorale Polar H10 (bas) servant de référence. © Benoit Campion pour Capital

Il faut s’en remettre à son smartphone pour obtenir des données liées à la géolocalisation (distance, allure…) suffisamment réalistes et surtout fiables pour comparer ses sorties. Le Smart Band 10 dispense toujours les mesures de SpO2 et le nombre de pas, ainsi qu'une palanquée de profils sportifs pour identifier et adapter l’affichage des données recueillies au cours de l’activité.

© Benoit Campion pour Capital

Les algorithmes derrière l’analyse du sommeil semblent aussi avoir été légèrement affinés. Il nous est toujours impossible d’évaluer sa pertinence avec une grande précision, mais nous constatons que le temps total de sommeil et les heures d’endormissement/réveil collent plutôt bien avec la réalité. La détection des différentes phases semble encore perfectible, notamment lorsqu’on la compare avec des montres plus fiables sur le sujet, comme l’Apple Watch.

© Benoit Campion pour Capital

Autonomie : au moins une semaine d’utilisation (4,5/5)

L’autonomie n’a absolument pas évolué entre le Smart Band 9 et le Smart Band 10. Le bracelet de Xiaomi promet jusqu’à 21 jours, dans les faits avec une pratique sportive quasi quotidienne et l’affichage permanent enclenché, il faut plutôt s’attendre à une petite semaine d’utilisation avant de devoir le recharger complètement, deux bonnes semaines en le sollicitant moins et en désactivant l’affichage “Always On”. Cela n’en reste pas moins confortable.

Les deux meilleures alternatives au Xiaomi Smart Band 10

Tout comme le Smart Band 9, le Smart Band 10 n’a pas véritablement de concurrence à ce prix, et l’on préfère le dernier modèle ne serait-ce que pour son suivi cardio amélioré. Pas d'autre choix que d’investir dans une véritable montre connectée si l’on souhaite une expérience plus riche, il existe fort heureusement des modèles dignes du nom à un tarif raisonnable. On peut citer deux modèles d’une autre firme chinoise, Amazfit, qui propose des modèles au rapport qualité/prix séduisant : l’Active 2 sous la barre des 100 euros, et sa déclinaison Active Max pour maximiser l’autonomie et le stockage interne.

Amazfit Active 2 : une montre polyvalente à prix plancher

Amazfit Active Max : une version plus généreuse

Conclusion

Le Smart Band 10 est un bracelet imparfait à plusieurs égards; on aurait apprécié que Xiaomi en profite pour affiner l’interface et sa lisibilité, entre autres. Néanmoins, ce modèle demeure encore et toujours un point de départ suffisamment sérieux pour s’initier avec un budget ultra serré. S’il faut se contenter de bien peu de nouveautés, le gain en précision du suivi cardio est un bon point à prendre et séduira les sportifs qui débutent. Espérons que la onzième version saura vraiment rafraîchir cette formule, qui a beau rester le meilleur compromis sous les 50 euros, mais qui s'essouffle aussi, petit à petit.

  • Qualité de fabrication : 3,5/5
  • Écran : 4/5
  • Ergonomie : 3,5/5
  • Fonctions sport & santé : 4/5
  • Autonomie : 4,5/5

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