Acheter de la nourriture avec des titres-restaurant, oui, mais pourquoi pas acheter de la décoration et de la papeterie ? Les titres-restaurant sont désormais éligibles chez Hema. Mais cette nouvelle n’est pas du tout du goût de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) Paris-Île-de-France, qui a écrit un courrier au ministre du Commerce, Serge Papin, pour l’alerter sur la situation. L’Umih estime que l’offre alimentaire d’Hema est «composée quasi exclusivement de produits de grignotage et de confiserie».

«Désormais, il suffira à une chaîne de magasins de sport de commercialiser des barres énergétiques et des bouteilles d'eau et à des magasins de prêt-à-porter, quelques snacks ou friandises pour être éligibles au dispositif des titres-restaurant», ajoute l’organisation. Son président régional (Île-de-France) a fait part de sa colère au micro de RMC : «C’est du foutage de gueule, on se fout de nous.»

Une situation pas tenable

Pour Frank Delvau, il faut que l’argent des titres-restaurant soit dépensé dans les restaurants et commerces d’alimentation : «A l’heure où on se parle, il y a 25 restaurants qui ferment par jour en restauration traditionnelle. On a rencontré le ministre Serge Papin, pour demander le doublement des plafonds, mais moi, je vais plus loin, je demande la libéralisation des plafonds». Cela signifie que si «vous allez au restaurant (et que) vous en avez pour 100 euros, et vous avez 100 euros sur votre carte restaurant, vous pouvez les utiliser».