Une bonne nouvelle pour les caisses de l’Etat. Les recettes fiscales nettes collectées par la Direction générale des Finances publiques (DGFIP) au premier trimestre 2025 sont en hausse de 7 % par rapport à la même période 2024, pour atteindre la somme de 122 milliards d’euros. Sur les trois premiers mois de l’année dernière, elles étaient de 114,5 milliards d’euros, précise BFM TV. Mais comment expliquer une augmentation aussi soudaine ?

Cette hausse s’explique en grande partie par les recettes des taxes sur la consommation qui ont augmenté de 5 % (56 milliards). Les taxes intérieures sur la consommation finale d'électricité et la consommation de gaz naturel et de charbon ont également une part prépondérante dans cette augmentation des recettes fiscales nettes. Elles ont explosé à hauteur de 438 % en raison de la fin du bouclier tarifaire. Quant aux recettes des impôts sur le revenu des ménages, elles ont progressé de 4 %, à 25,5 milliards d’euros. 18 milliards proviennent, par ailleurs, du seul impôt sur le revenu.

Une hausse des droits de mutation, de la taxe foncière et des droits de succession

De même, les recettes d'impôt sur les sociétés sont en hausse de 13 %, notamment grâce aux «recettes plus importantes d’acompte» et une augmentation «de solde pour les entreprises dont l'exercice n'est pas calé sur l'année civile», précise la Direction générale des Finances publiques. Les impôts sur le capital et sur la production ont également vu leurs recettes progresser de 9 %, au même titre que les droits de mutation (15 %), la taxe foncière (8 %) ainsi que les droits de succession (7 %) «en raison de donations très dynamiques». Enfin, les taxes sur les transactions financières ont explosé à hauteur de 132 % avec «l’augmentation importante des volumes d'actions échangés depuis le début de l'année 2025».