
Un véritable coup de gueule. Invité sur le plateau de CNews, Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés, a fait part de son incompréhension face au projet de budget 2026. Selon lui, celui-ci comporte trop d'augmentations d'impôts et pas assez de réduction des dépenses publiques. «On a un pays qui a la dépense publique la plus élevée au monde, et on va réfléchir à un mix qui va consister à faire 50 % d’économies incertaines et 50 % d’augmentation d’impôts», affirme-t-il.
«Dans n’importe quel pays du monde, on devrait se dire"on va se concentrer sur les économie", bienvenue en France avec des responsables politiques qui vont passer des heures carrées à inventer une espèce de musée des horreurs fiscales», déplore Benoît Perrin. Ces derniers jours, les députés de la commission des finances de l'Assemblée nationale ont commencé l’examen du budget de l’Etat. Les élus ont déjà approuvé la prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus.
Les députés suppriment la réforme de l’abattement fiscal sur les revenus des retraités
Cette mesure, instaurée en 2025, fixe un taux minimal d'imposition de 20 % pour les contribuables dont les revenus dépassent 250 000 euros par an. Les députés l’ont même renforcée puisqu’un amendement prolonge cette contribution jusqu'à ce que le déficit repasse sous les 3 % du PIB.
Parmi les mesures présentées par le gouvernement, figurait aussi une modification de l’abattement sur les revenus des retraités. Cet abattement de 10 % dont bénéficient les retraités sur leur pension aurait été remplacé par un abattement forfaitaire de 2 000 euros, ce qui aurait augmenté l’impôt sur le revenu des retraités les plus aisés. Mais lors de l’examen en commission des finances à l’Assemblée, les députés ont voté la suppression de cette disposition. Reste à savoir si la suppression de la réforme de l’abattement fiscal des retraités sera adoptée en séance, lors de l’examen du PLF 2026 qui doit débuter le 24 octobre.



















