Un tableau noir, une estrade avec le bureau du prof et des tables pour les élèves qui leur font face… A quelques détails près, les différences entre une salle de classe actuelle et une du siècle dernier ne sautent guère aux yeux. L’école serait-elle réfractaire aux évolutions technologiques ? «C’est un monde avec une certaine inertie», constate Thierry de Vulpillières, président d’EvidenceB, une start-up de logiciels éducatifs, qui, au début des années 2000, dirigeait le projet de cartable électronique -une tablette censée remplacer les ouvrages scolaires en papier- chez Bordas et Nathan, puis plus tard, celui de classe immersive -un espace d’apprentissage 100% numérique- chez Microsoft. Aucune de ces initiatives n’a connu de lendemain…

En serons-nous toujours là dans vingt-cinq ans ? Une chose est certaine : il va falloir bouger. Comparé à l’étranger, notre système éducatif ne peut se satisfaire de sa piteuse 26e place sur 32 au dernier classement Pisa de l’OCDE évaluant les acquis des jeunes de 15 ans. A la clé, une injustice sociale, les enfants issus de milieux défavorisés ayant plus de difficultés mais aussi une réelle inquiétude quant à l’insertion des nouvelles générations dans le monde du travail. De plus, bien des métiers de demain n’existant pas encore, une grande capacité d’adaptation sera requise.

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