
Jeudi 26 février, le procès de trois personnes ayant volé de nombreuses pièces de vaisselle de l’Élysée s'est ouvert au tribunal correctionnel de Paris, d'après RMC. Les voleurs ont dérobé une centaine d’objets, notamment des assiettes, des tasses et d’autres pièces, pour ensuite les revendre. Ils ont sévi pendant plus de deux ans. Propriété de la manufacture nationale de Sèvres, la valeur de ces pièces à l'unité peut parfois dépasser le millier d’euros aux enchères. Selon la manufacture, le préjudice s’élève à environ 370 000 euros.
Parmi les trois personnes jugées, le principal suspect n’est autre que le maître d’hôtel argentier de la présidence de la République. Employé depuis cinq ans, il avait pour mission de gérer les stocks de vaisselle et de dresser les tables officielles.
Un antiquaire et un collectionneur versaillais
Aux côtés du maître d’hôtel de l’Élysée, pour réaliser ces nombreux vols, deux autres complices sont aussi jugés : son compagnon antiquaire, mais aussi un collectionneur versaillais. Ce dernier, passionné de porcelaine, était agent d’accueil au Musée du Louvre lors des vols et aurait acquis environ 150 pièces. Selon son avocat, ses actions sont le résultat d’un «aveuglement», d’autant que le collectionneur serait un «primo-délinquant». Par ailleurs, il aurait déboursé «15 000 euros en deux» fois pour ces 150 objets.
Depuis, le collectionneur est visé par une interdiction d’exercer au musée du Louvre. En garde à vue, les trois personnes ont reconnu les faits et les pièces, elles, ont été retrouvées. Cette affaire interroge sur la sécurité du patrimoine, en particulier dans des lieux emblématiques de l’État.



















