Une histoire digne d’un film. En 2017, Jeanne, cliente de la Société Générale, détient un coffre-fort au sein d’une agence de la Société Générale. Mais la banque fait l’objet d’un grand plan de fermeture de 300 agences à travers la France. Le personnel contacte donc sa cliente pour lui demander de récupérer ses effets personnels afin qu’ils ne soient pas mis sous scellés. Celle-ci a dix jours pour venir les récupérer.

Finalement, la banque décide de procéder au vidage de son coffre six jours plus tard et non dix. Avec la surveillance d’un commissaire, qui dresse l’inventaire, le coffre, qui contient des bijoux de famille en or et des diamants, est vidé. Son contenu est ensuite placé sous scellé. Lorsque Jeanne demande quelques jours plus tard où se trouvent ses bijoux, la banque avoue pourtant les avoir perdus, sans expliquer comment, selon les informations du Particulier relayées par MoneyVox.

Une indemnisation limitée par le manque de preuves

Pour régler le litige, la Société Générale fait appel à un expert pour évaluer la valeur des bijoux et objets disparus. Mais celui-ci ne peut travailler qu’à partir des photographies prises lors de la mise des objets sous scellés. Le problème : les photographies ne correspondent pas à l’inventaire écrit initial. L’expert évalue finalement le préjudice à 51 080 euros.

De son côté, la cliente considère que l’estimation est incorrecte, et assigne la Société Générale en justice. Et ni la banque, ni la cliente ne peuvent montrer un contrat de location du coffre. En justice, Jeanne demande 1 million d’euros, une somme qui correspond au plafond de garantie maximale des grands coffres loués par la banque, ou 305 000 euros à défaut, ce qui correspond au plafond des petits coffres. Malheureusement, la cliente n’étant pas capable de prouver son dépôt, la justice condamne finalement la banque à lui payer 51 080 euros, pour le montant de l’expertise. Et en réparation de son préjudice moral, Jeanne ne recevra qu’une somme supplémentaire de 1 500 euros.