«Tout le monde doit se serret la ceinture», et l’Elysée ne fait pas exception. Pour la deuxième année consécutive, les crédits alloués au Palais dans le budget 2026 devraient ainsi s’élever à 122,6 millions d’euros. Ce dernier ne demandera ainsi pas d’augmentation «dans un souci d’exemplarité et de solidarité», affirme la présidence de la République, confirmant une information de La Tribune dimanche. «Concrètement, avec l’inflation et l’évolution naturelle de la masse salariale, cela signifie même une baisse des crédits de fonctionnement», ajoute-t-elle.

En vue du budget 2025, les services d’Emmanuel Macron avaient expliqué que «le gouvernement ayant annoncé de nombreuses économies, le chef de l’État souhaite que la présidence de la République donne l’exemple». Au 31 décembre 2024, l’Elysée employait 822 agents, civils et militaires, d’après un rapport de la Cour des comptes publié en juillet. Elle y saluait notamment les «progrès en matière d’organisation et de gestion» effectués par la présidence de la République en 2024.

Une baisse de six milliards du train de vie de l’Etat

L’an dernier, le sujet avait fait l’objet d’une polémique après l’annonce d’une hausse de 2,5 % du budget prévue dans le projet de loi de finances 2025. Les crédits de la présidence devaient ainsi passer de 122,6 à 125,7 millions d’euros, soit une augmentation supérieure à la hausse globale des prix prévue pour 2025 (1,8 % d’inflation moyenne). Mais face au tollé provoqué par cette annonce, l’Elysée avait pris la décision de renoncer à cette hausse.

Au cours d’une interview accordée à nos confrères du Parisien vendredi dernier, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué une baisse de six milliards du train de vie de l’Etat. Le locataire de Matignon a notamment décidé de supprimer les derniers avantages «à vie» des anciens chefs de gouvernement qui concernaient notamment l’usage d’un véhicule et d’un chauffeur, et la protection policière.