Malgré les oppositions, un secteur se réjouit de cet accord. Samedi 17 janvier, les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne ont signé, au Paraguay, un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, et ce, après plus de deux ans de tractations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens, notamment en France. Néanmoins, cette signature a été saluée par la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS).

En effet, sur Franceinfo ce samedi 17 janvier, le président Gabriel Picard s’est réjoui de cette annonce : «Pour notre secteur, c'est un bon traité à la fois sur le plan économique, mais aussi pour le signal qu'il envoie notamment vis-à-vis des Etats-Unis». «C'est un bon signal, c'est une tendance importante et c'est une façon d'aller vers l’avant», poursuit le dirigeant. Pour rappel, le traité prévoit de ramener à zéro les droits de douane pendant huit ans, contre actuellement 27 % pour le vin et 35 % pour les spiritueux. «C'est une façon de rebondir et d'ouvrir de nouveaux marchés alors que des marchés historiques sont plus difficiles voire se referment», explique-t-il.

Des améliorations ont été apportées par rapport à l'accord initial, selon Gabriel Picard

Alors que le marché sud-américain représente plus de 60 millions d’euros de chiffre d’affaires pour le secteur, le président de la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux espère que cet accord va permettre à ce chiffre d’augmenter : «On imagine que sur les deux-trois années qui viennent, on peut facilement doubler cette activité-là». Interrogé sur les critiques formulées par les agriculteurs français, Gabriel Picard affirme que «beaucoup d'améliorations ont été apportées à l'accord initial, y compris pour protéger le secteur de l’élevage».

«Je pense qu'on a plus besoin de s'unir au sein de l'Europe pour négocier des accords commerciaux à notre avantage, que de se désunir pour rester seuls face à des gens qui vont nous marcher dessus», martèle Gabriel Picard. Néanmoins, le dirigeant déplore la menace par Donald Trump d'augmenter les droits de douane contre la France notamment, si le Groenland n'est pas «intégralement vendu» aux Etats-Unis.