Les pilotes et le personnel de cabine basés à Berlin ont été informés de cette décision le jour-même. Ce vendredi 24 avril, Ryanair a annoncé qu'elle allait relocaliser ses avions basés à Berlin en raison de taxes trop élevées. Ainsi, le nombre de vols proposé au départ et à destination de la capitale allemande par la compagnie irlandaise va être divisé par deux dans son programme hiver, soit à partir du mois d’octobre prochain. D’après les statistiques communiquées, cette dernière n'y transportera plus que 2,2 millions de passagers, contre 4,5 actuellement.

Ryanair a expliqué que les sept appareils encore basés dans l’aéroport de Berlin seront redéployés vers des aéroports situés dans d'autres pays «qui ont supprimé les taxes aériennes, comme la Suède, la Slovaquie, l’Albanie ou l’Italie», selon la première compagnie européenne en nombre de passagers. «Nous n'avons pas d'autre choix après la dernière hausse annoncée de 10 % des redevances aéroportuaires, qui s'ajoute à une augmentation déjà excessive depuis 2019», a précisé le directeur général de Ryanair, fustigeant le «stupide régime fiscal» de l'Allemagne en matière de transport aérien.

Le PDG de Ryanair avait menacé la France

Quant aux pilotes et au personnel de cabine basés dans la capitale allemande, ils pourront «décrocher un autre poste ailleurs dans le réseau Ryanair en Europe». En janvier dernier, la compagnie à bas coût avait utilisé sensiblement les mêmes arguments pour justifier la réduction de ses capacités en Belgique. L’année dernière, l’opérateur s’était retiré de plusieurs aéroports français comme Strasbourg, Bergerac ou encore Brive, en affirmant que le pays risquait «de perdre encore plus de capacité et d’investissements au profit de marchés plus compétitifs à l’horizon de l’été 2026».

Au mois d’août dernier, Michael O'Leary, le PDG de Ryanair, se montrait d’ailleurs menaçant : «Nous avons des alternatives moins coûteuses ailleurs (...) Et si la réponse de la France à cela est d'augmenter de nouveau les impôts, alors nous réduirons encore notre capacité ici». «Je ne tolère pas ces manières de faire », avait alors rétorqué le ministre des Transports Philippe Tabarot, demandant au dirigeant de «mieux de s'occuper du service que Ryanair rend à ses clients».

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