
C’est la fin d’un chapitre industriel majeur pour Boeing. Le géant de l’aéronautique et de l’aérospatial a livré le 300e et dernier missile antinavire Harpoon Block II prévu dans le cadre du contrat «Lot 91» avec la marine américaine. Bien que réceptionné par l'US Navy, ce missile n'est pas destiné à garnir les arsenaux américains. Comme l’explique le site spécialisé Army Recognition, la grande majorité de ces unités a été produite pour le compte de nations alliées via le programme de ventes militaires à l'étranger (FMS), renforçant ainsi la coopération de défense internationale.
Le Harpoon Block II représente la version la plus aboutie du système. Sa principale évolution repose sur une navigation inertielle assistée par GPS, qui lui permet d’être beaucoup plus précis et flexible. Ce missile est capable de frapper des navires en mer mais aussi d'atteindre des cibles au sol, indique Le Parisien. Il peut également suivre un trajet programmé à l’avance, ce qui lui permet d’éviter certains obstacles ou de contourner des défenses. Cette polyvalence en fait un outil stratégique pour de nombreuses armées, qui peuvent ainsi utiliser un seul type de missile pour plusieurs missions.
Un succès international depuis des décennies
Depuis sa mise en service dans les années 1970, le missile Harpoon s’est imposé comme une référence. Près de 6 000 exemplaires ont été produits et livrés à une trentaine de pays à travers le monde. Il peut être lancé depuis différents supports : des avions, des navires ou des sous-marins. Cette capacité d’adaptation explique en grande partie son succès durable auprès des forces armées.
La livraison de ce 300e missile ne marque pas la fin de l'histoire du Harpoon et confirme surtout la vitalité du modèle à l'export. Alors que de nouveaux concurrents plus furtifs apparaissent, le Harpoon Block II reste une valeur sûre, fiable et éprouvée au combat, continuant de s'imposer au sein des forces navales alliées à travers le globe.



















