
La guerre des drones ne laisse pas de place au répit pour l’innovation. La France dépense des centaines de milliers d’Euros à faire voler des avions Rafale pour abattre des drones au Moyen-Orient. Comme ceux-ci font désormais partie intégrante des guerres, comme celle entre l’Ukraine et la Russie, il faut s’adapter. L’armée française a donc mené un test avec ses drones MQ-9 Reaper. Initialement prévus surtout pour des vols de reconnaissance, ils ont été équipés il y a trois mois de missiles Hellfire. Ceux-ci ont eux-mêmes été conçus pour abattre des cibles au sol. Mais la combinaison des deux donne une arme efficace de lutte contre les drones.
Comme le rapporte le Journal du Geek, un essai a été mené avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA) et du centre d’expertise aérienne militaire (CEAM). Celui-ci s’est déroulé sans encombre. Le test concluant pourrait mener à une généralisation de ce moyen de lutte contre les drones ennemis. Cela coûterait d’ailleurs bien moins cher que de faire voler un avion ou un hélicoptère, le tout sans mettre en danger la vie du pilote.
Les drones Reaper en soutien actif
Cela ne signifie pas que les Rafale et les Tigre vont rester au sol pendant que seuls les drones vont prendre les airs. L’idée est de faire voler ces drones équipés de missiles Hellfire pendant de longues heures, en reconnaissance, comme c’est déjà le cas aujourd’hui. Mais une fois la cible repérée, une option de plus sera à la disposition de nos forces armées : envoyer un Rafale, un Tigre, ou laisser faire le drone, déjà sur place. Une telle opération nécessite tout de même quatre personnes au sol : un pilote, un opérateur capteurs, un officier renseignement et un analyste image.



















