Alors que le projet du futur système d’avion de combat franco-allemand Scaf patine, Airbus semble vouloir prendre les devants selon 20 Minutes. Ce projet, lancé par l’ex-chancelière allemande Angela Merkel et Emmanuel Macron en 2017, dans lequel l’Espagne s’est intégré deux ans plus tard, vise à construire un avion et des drones communicants, pour former un «cloud de combat». Il devait à l’origine devenir un pilier de la puissance aérienne allemande et française à partir des années 2040.

Mais la position de l’avionneur Dassault agace l’Espagne et l’Allemagne, provoquant ainsi un fort ralentissement du projet. En effet, Dassault, désigné maître d’œuvre industriel, réclame davantage d’autonomie dans la conduite du projet. Un bras de fer silencieux qui ralentit son avancement et qui encourage d’un côté de l'échiquier la réflexion sur un plan alternatif.

Vers deux avions pour sauver la coopération ?

«Ce ne serait pas la fin du monde, si on arrivait à la conclusion qu’il fallait construire deux avions. Cela rendrait le système Scaf plus résilient», affirme une source industrielle allemande. Selon elle, il est indispensable de se concentrer aujourd’hui sur ce qui fonctionne, dans la collaboration franco-allemande, notamment sur les moteurs.

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En fait, entre Dassault et l’Allemagne, les besoins opérationnels divergent : l’un exige un avion capable d’opérer depuis un porte-avions et de porter l’arme nucléaire. L’Allemagne de son côté, souhaite privilégier un appareil orienté vers la défense aérienne. Dans ce contexte, Airbus pourrait prendre la main sur un projet d’avion, peut-être en collaboration avec le constructeur suédois Saab. Toutefois, l’intégration au projet du programme concurrent GCAP de l’Italie, du Royaume-Uni et du Japon semble peu probable.