
La reconversion de Bruno Le Maire après sept années passés à Bercy était soumise à l'autorisation de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Elle lui a finalement été accordée : l'ancien ministre de l'Économie sera désormais conseiller du géant européen des semi-conducteurs, le néerlandais ASML, relaie BFMTV. Bruno Le Maire interviendra auprès du conseil d'administration de l'entreprise, a confirmé l'un de ses porte-paroles, pour qui cette nomination «participe des efforts du groupe pour renforcer l'industrie».
La HATVP «considère que le projet envisagé par Monsieur Le Maire est compatible avec les fonctions publiques qu’il a exercées, sous réserve de respecter certaines mesures de précaution» a précisé la Haute Autorité. Parmi ces conditions, figure l'interdiction faite à l'ancien ministre de démarcher des membres du gouvernement ou de son cabinet en exercice en même temps que lui «tant qu'ils occupent des fonctions publiques, ainsi que des services sur lesquels il avait autorité.»
Un départ de Bercy sous tensions
Bruno Le Maire, qui exerce par ailleurs une activité d'enseignant à l'université de Lausanne depuis son départ de Bercy, avait été nommé ministre de l'Économie par Emmanuel Macron entre mai 2017 et septembre 2024. Il avait quitté ses fonctions dans un climat de tensions liées au dérapage du déficit public, dont beaucoup, dans les rangs des oppositions de gauche et du RN, lui imputent la responsabilité. Pour rappel, en 2024, le déficit de l’État devait revenir à 4,4 % du produit intérieur brut (PIB). Il risque en réalité d’atteindre 6,1 % du PIB. Soit un décalage équivalent à 50 milliards d’euros.


















