
Et revoilà le Covid-19 pendant les vacances de Pâques. Si les niveaux de propagation du virus n’ont rien à voir avec la pandémie de 2020, désormais, chaque nouveau variant qui circule est source d’inquiétude. A l’automne dernier, c’est le variant XFG qui avait mis les réseaux de surveillance hospitaliers et médicaux en alerte à la suite d’une recrudescence des cas. Sans grosse conséquence finalement, mais désormais, c’est un nouveau variant, apparu, lui, dès septembre 2025, qui progresse aux Etats-Unis, a appris CNN.
Surnommé «Cicada», le variant BA.3.2 inquiète outre-Atlantique, car il toucherait principalement les enfants. S’il est apparu pour la première fois en Afrique du Sud, le «Cicada» a finalement déjà été détecté dans 23 pays, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Son évolution virale n’a rien d’inquiétant pour l’heure, mais les spécialistes mettent en garde contre ses particularités. Le variant BA.3.2 «semble infecter les enfants» âgés de 3 à 15 ans, explique à CNN le directeur du Centre de réponse et d’innovation aux épidémies, Tulio de Oliveira.
Une progression «lente» mais un variant «inhabituel»
Quelles en sont les raisons ? A ce jour, rien ne permet de l’expliquer, même si le spécialiste suppose que les plus jeunes ont une immunité qui «diminue plus rapidement que celle des adultes». Certains de ses collègues ajoutent que les enfants sont plus exposés aux virus, car souvent entourés de germes. Il se comporterait ainsi comme n’importe quel autre virus respiratoire, comme la grippe. Cela dit, à ce jour, aucun cas n’a encore été détecté en France.
En outre, comme le précise à CNN le chef du service de diagnostic des maladies infectieuses au département de médecine de laboratoire de l’université de Washington, sa progression est «lente». Les experts estiment aussi qu’à ce jour, les vaccins restent efficaces. «Pour le moment, avec l’immunité et la vaccination précédentes, nous ne voyons aucun signe d’augmentation des hospitalisations et des décès», précise Tulio de Oliveira.
Toutefois, il est important de garder un œil dessus, plaident les virologues, car il s’agit d’un variant inhabituel du Covid-19. Aussi parce qu’il «y a de très bonnes chances que BA.3.2 devienne la variante dominante», plaide Marc Johnson, professeur de microbiologie moléculaire et d’immunologie à la faculté de médecine de l’Université du Missouri. Mais cette variante «n’est pas radicale», ajoute-t-il. Si en Allemagne le variant a représenté environ 30% de toutes les nouvelles infections de Covid-19 entre novembre et janvier, il montre maintenant des signes de déclin.




















