
Une tendance qui inquiète les médecins. Depuis le début du mois d’août, la circulation du Covid-19 dans les eaux usées continue de grimper en France, et cette reprise épidémique se confirme. Le nombre de passages aux urgences et d’hospitalisations durant la semaine du 18 au 24 août 2025 pour Covid-19 chez les adultes, a augmenté de 18 %, «en particulier chez les 75 ans et plus», rapporte Santé publique France dans son bulletin du mardi 26 août.
A la fin du mois de juin, l’Académie nationale de médecine avait annoncé le risque d’une «reprise épidémique», affirmant que la vaccination des plus fragiles était insuffisante. «On n’a pas de mal de cas en consultations dans mon cabinet, seulement les patients ne se masquent plus et ne pensent pas spontanément qu'ils peuvent être contaminés par ce virus», assure le docteur Aurore Baudoin-Haloche à La Provence. «D'autant plus que les gens ne se testent plus, et nous-mêmes, médecins, n'avons plus de tests», regrette la praticienne.
Deux campagnes de vaccination chaque année
L’institution a notamment évoqué l’émergence du variant NB.1.8.1, dérivé d’Omicron. Il serait plus transmissible et a entraîné un rebond épidémique important en Asie à Hong Kong, Taïwan ou encore Singapour. Toutefois, il ne semble pas provoquer de formes graves de la maladie. Mais l’Académie nationale de médecine rappelle que la vaccination est une «mesure essentielle», tout en prenant en compte l’importance des «mesures de prévention de la transmission virale» comme se laver les mains ou le port du masque.
En France, la vaccination anti-Covid donne lieu à deux campagnes par an. La première se déroule pendant l’hiver, et est couplée à la vaccination anti-grippe. Si elle concerne surtout les plus de 65 ans, «la couverture vaccinale n’était que de 21,7 %», déplore l’institution. La seconde campagne a lieu au printemps. Elle vise les plus de 80 ans ainsi que les patients immunodéprimés et d’autres catégories très à risque. Sans faire l’objet d’une très grande adhésion là encore.



















