Le Covid-19 va-t-il faire son retour en France cet été ? Alors qu’un nouveau variant, le NB.1.8.1, responsable d'une flambée des cas en Chine, avait été détecté en France à la fin du mois de mai, c’est désormais l’Académie de médecine qui alerte sur le sujet. Dérivé d’Omicron, ce variant pourrait être la cause d’une «reprise épidémique» estivale, rapporte Sud Ouest. L’Académie tient à souligner que ce nouveau variant, potentiellement plus transmissible, a été la cause d’un «rebond épidémique important en Asie», que ce soit à Singapour, Taïwan, Hong Kong ou en Chine.

Mais pourquoi une telle inquiétude ? L’Académie de médecine craint que sa faible circulation actuelle ne devienne plus importante. «Sa prévalence, encore faible, augmente en Amérique du Nord et dans plusieurs pays d’Europe, laissant présager qu’il risque de devenir dominant», peut-on lire. Si ce nouveau variant ne semble pas provoquer de formes plus graves de la maladie.

La campagne de vaccination prolongée jusqu’à mi-juillet ?

L’institution juge, dans ce contexte, que la vaccination n’est pas suffisante à ce jour, surtout pour les personnes les plus à risque. Pourquoi insuffisante ? Car actuellement, il existe deux campagnes de vaccination par an, une en hiver où elle est couplée avec la grippe, et une autre au printemps seulement pour les plus à risque, à savoir les personnes immunodéprimées et les plus de 80 ans.

Et si la campagne de vaccination pourrait être prolongée jusqu’à la mi-juillet, elle ne reçoit pas un grand écho et «ne semble pas rencontrer une forte adhésion dans la population cible», regrette l’Académie de médecine. Qui faut-il vacciner ? L’institution demande à ce que toutes les personnes concernées par cette campagne le soient, ainsi que toutes les autres qui ne se sont pas fait vacciner cet hiver malgré leur éligibilité.

Il s’agit de «toutes les personnes d’âge égal ou supérieur à 65 ans (les femmes enceintes, les patients avec comorbidités ou les personnes en contacts réguliers avec des personnes fragiles ou immunodéprimées». Le 23 mai dernier, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait confirmé que les vaccins actuellement approuvés «devraient rester efficaces». En outre, dans son dernier bulletin du 24 juin, Santé publique France ne note pas de flambée de passage aux urgences pour suspicion de Covid-19.