
Samedi 10 janvier, Sébastien Lecornu a adressé une nouvelle lettre aux agriculteurs, de six pages, plus particulièrement à destination des syndicats agricoles, selon BFM. L’objectif : «faire le bilan global des échanges» qui ont été réalisés au cours de la semaine du 5 janvier. Le chef du gouvernement revoit six grands axes et sujets qui ont été centraux dans les discussions en cours, notamment autour de l’accord commercial UE-Mercosur, mais pas seulement. En effet, il y passe en revue le sujet de la dermatose nodulaire, les questions européennes, mais aussi le sujet de la protection des agriculteurs face à la crainte de «concurrence déloyale», ou encore sur les revenus agricoles.
Sur la question sanitaire, le Premier ministre est resté prudent, mais aussi rassurant. Il a rappelé dans sa lettre qu’il n’y avait «plus eu de foyer d’épizootie en France depuis six jours», tout en précisant que la situation reste fragile. Une situation qui, toutefois, permet de «préparer l’avenir» selon lui. Il évoque aussi la possibilité de faire évoluer le protocole sanitaire concernant la dermatose nodulaire, notamment sur la question de l’abattage systématique des troupeaux en cas de détection de la maladie. Mais seulement dans le cas où l’immunité collective aurait été atteinte, grâce à la vaccination.
Vers une gestion plus graduée de la maladie
Le Premier ministre précise ensuite en quoi ce protocole allait changer. «Une fois le cheptel vacciné et après le délai nécessaire à la mise en place de l’immunité, si un cas de maladie devait se manifester, relevant alors d’une situation exceptionnelle, notre objectif est de pouvoir réagir demain de manière plus graduée», écrit-il. Pour mettre en place cette évolution, il précise qu’«une mission a été confiée à une équipe de scientifiques sous l’égide du CIRAD», pour une réflexion sur l’adaptation du protocole.
Dans cette lettre, il aborde enfin la question du traité commercial UE-Mercosur, rejeté par Emmanuel Macron, mais signé par la majorité des États membres. Toutefois, le Premier ministre a souhaité réaffirmer la position française du refus. «C’est un non d’exigence», explique-t-il. Il rappelle que le travail sur cet accord n’est pas fini, puisqu’il doit maintenant recevoir l’approbation du Parlement européen.


















