
Une victoire pour le Parti socialiste. Alors que les discussions sur le budget 2026 ont été interrompues à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a fait une nouvelle vague d'annonces pour sortir de l’impasse. Il a notamment accordé une concession au Parti socialiste. Dès l’après-midi, l’entourage du Premier ministre avait fait savoir que le repas à 1 euro au restaurant universitaire deviendra effectif à compter du mois de mai prochain. Sur le perron de Matignon, le chef du gouvernement a ajouté que les bourses étudiantes seront maintenues pour tous ceux concernés.
Le Parti socialiste n’a pas manqué de réagir sur X à l’issue de la prise de parole de Sébastien Lecornu. «Depuis plusieurs mois, nous avons entamé un bras de fer avec le Gouvernement pour transformer le budget en profondeur. Cette méthode a payé», peut-on lire dans un post. Le PS ajoute que ce budget n’est pas le sien et reste insuffisant. Toutefois, «les avancées sont réelles», note-t-il. Et de se féliciter : «Pouvoir d’achat, jeunesse, justice fiscale, environnement : ce soir, nous avons arraché de nombreuses avancées avec des effets concrets sur les vies quotidiennes.»
Une partie de la classe politique dénonce les mesures annoncées
Les annonces du Premier ministre ne sont pas accueillies de la même manière par tous les partis de la gauche de l’échiquier politique. Sur X, Jean-Luc Mélenchon regrette que Sébastien Lecornu «annonce que les impôts paieront les augmentations du salaire minimum. De nouveaux privilèges seront attribués aux propriétaires de logements à louer. Et l'entrée en économie de guerre est présentée comme une bonne nouvelle». À ceci, il ajoute que «la contribution négative des riches n'augmentera pas. Et pas un mot sur les coupes budgétaires maintenues» De quoi lui faire conclure que «le théâtre d'ombres continue».
Chez certains à droite, la pilule ne passe pas non plus. Éric Ciotti en est certain : «Déficits et dette vont exploser. Les Français paieront l’addition de M.Lecornu prêt à ruiner la nation pour rester en place.» Pour ce faire, il note que «toutes les vannes de la dépense sont ouvertes dans un pays en faillite». «Une démagogie absolue», selon lui.


















