
Un incident rarissime, mais qui aurait pu être dramatique, s’est produit à l’aéroport de Nice dimanche 21 septembre. Comme l’avait relayé Capital, un appareil de la compagnie tunisienne Nouvelair avait frôlé un autre avion de la compagnie low cost britannique EasyJet. Si le premier était sur le point d’atterrir, le second s’apprêtait à décoller. En effectuant un dernier virage pour s’aligner sur la piste, les pilotes ont aperçu l’avion leur foncer dessus. Résultat, l’avion Nouvelair leur est passé «trois mètres au-dessus».
Choqué, le pilote du vol EasyJet a refusé de poursuivre son décollage. L’incident de trop ? Oui, pour Christian Estrosi, le maire de Nice qui a déploré en séance de conseil municipal les incidents à répétition à l’aéroport Nice Côte d’Azur. Et l’édile de faire une proposition-choc, relate Nice-Matin : «Je demande à l’État français de remplacer les contrôleurs par des militaires», a-t-il lancé devant une assemblée interloquée. Il a ajouté qu’il présenterait la mesure lors du prochain conseil municipal.
Des incidents et retards de plus en plus nombreux
Pourquoi une telle sortie ? Car selon le maire de Nice et président de la métropole Nice Côte d'Azur, les incidents sont de plus en plus nombreux : «Ça suffit», a-t-il asséné, avant de préciser les facteurs menant sur les «difficultés opérationnelles liées au contrôle aérien». Selon Christian Estrosi, les effectifs de contrôleurs aériens sont «tendus» et rien ne s’est arrangé à la suite de l’incident du 21 septembre, et «l’indisponibilité temporaire d’une partie de l’équipe de contrôle».
Il faut ajouter à cela les retards à répétition qui agacent profondément l’édile ainsi que le président du directoire du groupe Aéroports de la Côte d’Azur. «L’aéroport de Nice aujourd’hui est l’aéroport le plus maltraité de France en matière de retards, surtout les vols européens et moins les longs courriers», a mis en avant Franck Goldnadel auprès de Nice-Matin.
Les comportements des contrôleurs aériens «inadmissibles»
D’après lui, ces retards n’étaient pas dus aux compagnies aériennes ou à l’aéroport, mais plutôt «aux contraintes de navigation aérienne, que ce soit localement ici à Nice à la tour de contrôle ou par le Centre en route de la navigation aérienne basé à Aix-en-Provence». Selon Air Journal, Christian Estrosi a été encore plus virulent dans la presse en qualifiant les comportements des contrôleurs aériens d’«inadmissibles».
«Les contrôleurs du ciel et la DGAC qui n’est pas capable de les tenir, ça suffit !», a-t-il lâché, soulignant que cela avait «des conséquences économiques et sociales». Après l’incident du 21 septembre, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a ouvert une enquête. Si l’avion Nouvelair se serait «trompé de piste», il faudra encore déterminer pourquoi cette erreur n’a pas été corrigée à temps par les contrôleurs aériens.
>> Notre service - vol annulé / retardé, êtes-vous éligible à une indemnisation ?

















