C'est un petit couac qui a fait dérailler toute la machine. En pleine période estivale où les voyageurs sont nombreux dans les aéroports pour prendre le vol de leurs vacances, l’aéroport de Nice Côte d’Azur a été confronté à un problème technique sur l’un de ses portiques de sécurité. Résultat : la salle d’embarquement était noire de monde ce lundi 21 juillet au soir, rapporte BFMTV.

Les 2 000 personnes qui étaient en attente de leur avion ont alors dû être évacuées de la salle par le personnel de l’aéroport. Il était aux alentours de 18h30 lorsque le dysfonctionnement sur l’un des portiques a été observé. «Pour assurer la sécurité de l’ensemble des vols, la police aux frontières nous a demandé de faire sortir par précaution tout le monde de la salle d’embarquement, afin de la décontaminer» afin de s’assurer que toutes les personnes avaient pu passer le «PIF» (poste d’inspection filtrage) en étant contrôlées, a fait savoir Hélène Navarro, la directrice de la communication de l’aéroport.

Des vols retardés, d’autres annulés

Agglutinés devant les portes de la zone d’embarquement, les passagers ont dû attendre de longues minutes que le problème soit résolu avant que les grilles ne puissent être rouvertes. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux à ne pas avoir caché leur colère face à cet incident «rarissime» selon l’aéroport.

«Le vol était prévu à 20h55, et pour le moment il est 22h15 et on n’est toujours pas partis», a confié une voyageuse qui, comme d’autres, a déploré un manque de communication. «C’était n’importe quoi, et personne pour nous renseigner. L’aéroport… c’était un cimetière ! C’est pas possible pour un aéroport comme ça», a fustigé une autre vacancière.

Ce n’est finalement qu’aux alentours de 22h30 que l’ensemble des passagers a pu repasser les contrôles de sécurité. «Nous avons fait appel à des volontaires parmi le personnel de l’aéroport pour venir aider ainsi qu’à un service de sécurité supplémentaire. L’objectif était d’ouvrir toutes les lignes de sécurité et d’avoir un débit maximum», a indiqué la communication de l’aéroport. Pour autant, si le souci s’est avéré mineur, les conséquences sur les vols, elles, ont été importantes. Résultat, 30 vols ont enregistré un retard moyen d’une heure 48 minutes, tandis que sept autres vols ont dû être annulés.