
Les menaces de nouvelles surtaxes douanières de Donald Trump font craindre pour la production française, y compris agricole. Après la crise de la DNC et celle du Mercosur, de nouvelles surtaxes aggraveraient la situation des agriculteurs en France. Annie Genevard s’est donc exprimée sur la question sur le plateau de Cnews. «Donald Trump a d'abord utilisé les droits de douane comme un outil économique au profit des Américains. Aujourd'hui, il les utilise au profit d'une coercition. C'est clairement une démarche coercitive», explique la ministre de l’Agriculture.
Avec ces nouvelles surtaxes, Donald Trump espère décourager les pays ne soutenant pas l’annexion du Groenland par les États-Unis. Il entend appliquer à la France et à sept autres pays européens 10 % de droits de douane au 1er février et 25 % le 1er juin. Mais la ministre de l’Agriculture a rappelé que, sous la présidence française, «l’UE s’est dotée d’un outil anticoercition», qu’Emmanuel Macron a appelé à utiliser en cas d’escalade des droits de douane.
La force de l’Union européenne
Annie Genevard a ajouté qu’il existait une possibilité de négociations avec le président américain, rappelant celles qui ont eu lieu lors de la première vague de surtaxes. La ministre appelle à ouvrir ces négociations «avec une certaine force» car «avec Donald Trump, ce n’est plus le droit, c’est la force». De plus, elle «pense que l'UE a une force de frappe possible. C'est une réponse qu'il faut manier avec précaution parce que cette escalade peut être mortifère mais elle peut être mortifère également avec les États-Unis». Pour Annie Genevard, Donald Trump a également «beaucoup à perdre, y compris ses propres agriculteurs, y compris ses propres industriels».


















