
Si les tensions géopolitiques sont montées d’un cran depuis trois jours et l’attaque coordonnée par Israël et les Etats-Unis en Iran, notamment pour éliminer l’ayatollah Ali Khamenei, une autre «bataille» se joue dans les pays du Golfe, ciblés par Téhéran. Et notamment Dubaï. Pourquoi ? Parce qu’en pleines vacances scolaires, de nombreux Français s’y sont retrouvés bloqués, l’espace aérien ayant été fermé. Aussi, parce que de nombreux influenceurs vivent là-bas depuis plusieurs mois. Or, très rapidement, certains se sont illustrés avec des vidéos ou des messages, souvent paniqués.
Parmi eux, l’influenceuse Maeva Ghennam, témoin de frappes sur Dubaï et qui a lancé : «Si jamais il y a une grande guerre, il faut partir. On est Français. La France, protégez-nous.» Si elle a été reprise par un autre influenceur, le Youtubeur Tibo InShape, qui n’a pas hésité à les tacler, le débat est désormais lancé sur leur rapatriement. Pourquoi ? Parce qu’en dehors de ces influenceurs, de nombreux touristes ou travailleurs sont également sur place et bloqués. Aussi parce que beaucoup sont allés là-bas à cause de la fiscalité avantageuse.
Un rapatriement oui, mais en les faisant payer…
Interrogé dans Les Grandes Gueules sur RMC, le cheminot Bruno Poncet a ironisé : «Ca me bien rigoler ces influenceurs qui se vantent d'être partis, de ne pas payer d'impôts en France et qui souvent crachent sur la France. Aujourd'hui, ils demandent qu'on vienne les chercher», a-t-il lâché, reconnaissant tout de même qu’il faudrait les rapatrier, mais à une condition : les faire payer. «Si Dubaï c'est si bien, qu'ils y restent jusqu'au bout», a-t-il ajouté. Un point de vue partagé par l’avocat Charles Consigny.
Ce dernier a pourtant «un bureau» de son étude à Dubaï et à Doha (Qatar). Il a alors ciblé Elodie Gossuin, pourtant seulement en vacances, et bloquée sur place. «J'ai vu des interviews où Elodie Gossuin parlait de sa conscience écologique, comment ça comptait dans sa vie. Quand on va à Dubaï, on est quand même assez loin de l'écologie», a-t-il tancé, déplorant tous ceux qui viennent aux Emirats et «qui reviennent en France pour aller chez le dentiste».
Les influenceurs contre-attaquent
Lui aussi souhaite un rapatriement contre paiement. Charles Consigny propose même de «les faire payer jusqu'au dernier centime». Mais ces propos sont loin de faire consensus, chez les influenceurs en premier lieu. Maeva Ghennam a par exemple fustigé ceux qui «se réjouissent du malheur des autres (car) c'est grave», elle qui ne pourrait, dans tous les cas, pas quitter Dubaï, visée par un travel ban à cause d’une altercation avec son ex-compagnon. De son côté, Nabilla a qualifié Tibo in Shape de «pauvre homme» après ses propos, quand Caroline Receveur a exprimé son point de vue dans une story : «Nous avons choisi ce pays. Nous le soutenons.»
Toujours dans Les Grandes Gueules, l’animatrice Joëlle Dago-Serry a aussi tempéré : «Je suis pour que la France rapatrie ses ressortissants comme elle le fait à chaque fois, sans cracher sur le fait qu'ils ont de l'argent donc qu'ils peuvent se le payer», dénonçant au passage «un mépris des gens». Le dernier mot est revenu à l’ex-rugbyman et présentateur sur RMC, Vincent Moscato, aussi coincé là-bas. «On ne sait pas quand on va rentrer. On ne demande rien au gouvernement, on est là, on va s’en sortir, on va rentrer tranquille. Les influenceurs qui veulent faire du drama, vous nous faites honte !»



















