L’argent est le nerf de la guerre… et devient son produit sur les réseaux sociaux ! Alors que la région du Moyen-Orient vit, depuis cinq jours, au rythme des frappes aériennes depuis et vers l’Iran, les influenceurs installés à Dubaï qui profitent du soleil, des restaurants de luxe et de la fiscalité avantageuse se retrouvent coincés. Après que certains d’entre eux ont appelé à l’aide la France dans des vidéos postées sur TikTok et Instagram, ils ont rebondi et se transforment en véritables vlogueurs de guerre, note BFM.

Une ancienne candidate de télé-réalité, Sarah Lopez, décrit par exemple dans une vidéo : «On vient d'entendre des explosions, ça fait flipper (...) Regarde en l'air. C'est pas un nuage. C'est pas la lune. C'est de la fumée.» D’autres se filment et décrivent leurs émotions. Les influenceurs ont peur des bombes. Mais ces mises en scène ne sont pas du goût de tous les internautes qui dénoncent le décalage entre la terreur affichée et la réalité des faits. «À côté de chez eux, il n'y a rien eu. Les bombardements ont touché les pauvres», croit savoir l’une d’entre eux.

Des missiles et des codes promos

Un point de vue partagé par Emma Férey, auteure d’Emirage, un livre qui se penche sur le milieu de l'influence à Dubaï. Dans un entretien accordé à nos confrères de BFM, elle rappelle que «même si la peur est réelle, les réseaux sociaux restent de la mise en scène». Et bien évidemment, certains profitent désormais du regain de notoriété pour monnayer cet événement. Entre deux stories dans lesquelles ils affichent leur peur d’être bombardés, des influenceurs n’hésitent pas à faire des placements de produits, proposant des codes promos pour des crèmes, des shampoings et autres soins pour le corps.

«C'est choquant, parce que pour un internaute, c'est hors sol de vendre une crème anti-vergeture en plein milieu de commentaires sur des raids aériens», analyse Emma Férey. Pour autant, elle insiste : «Les réseaux, c'est leur business. La vie à Dubaï coûte très cher. Et les contrats avec les marques doivent être honorés.» Comme l’avait si justement rappelé le champion automobile Lewis Hamilton lors de la crise sanitaire du Covid-19, au royaume du business : «Cash is king !»

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