Les retours vers la France, depuis le Moyen-Orient, ne vont se faire que progressivement. Au quatrième jour des frappes menées par Israël et les Etats-Unis en Iran, la situation est toujours aussi tendue et Téhéran a décidé de répliquer sur des pays du Golfe, dont les Emirats arabes unis. Un pays où vivent de nombreux Français, en particulier à Dubaï, dont des influenceurs. Selon leurs détracteurs, ils sont installés là-bas pour les avantages fiscaux. Très rapidement, certains ont posté des messages de peur sur les réseaux sociaux, demandant à la France de les aider.

«Si jamais il y a une grande guerre, il faut partir. On est Français. La France, protégez-nous», a partagé par exemple Maeva Ghennam, vue dans «Les Marseillais». Et ce fut loin d’être la seule. Toutefois, comme l’ont remarqué nos confrères du Parisien, depuis quelques heures, le discours a changé. Nabilla, Caroline Receveur, Laurent Billionaire… autant d’influenceurs qui ont posté des messages radicalement opposés, relayant notamment une photo de Dubaï, avec le drapeau du pays où il est indiqué : «We Chose This Country. And We Stand With It». Traduction : «Nous avons choisi ce pays, nous le soutenons.»

Un rappel à l’ordre gouvernemental ?

Beaucoup ont également rassuré en expliquant être en sécurité. Plus étonnant encore notent nos confrères, le message en story, encore une fois de Maeva Ghennam : «Il n’y a rien, Al Hamdoulilah il n’y a pas eu de morts.» Pourtant, il y a bien eu trois décès de ressortissants pakistanais, népalais et bangladais. Comment expliquer ce changement de discours ? La police de Dubaï a dévoilé un indice ce mardi 3 mars en diffusant un message sur X rappelant que le fait de «diffuser des fausses informations ou de tout contenu contredisant les annonces officielles ou susceptibles de provoquer la panique ou de menacer la sécurité, l’ordre ou la santé publics est interdit».

Elle avertit également que la violation de ces règles est passible d’une peine de prison et d’une amende de 200 000 dirhams des Emirats arabes unis, soit environ 46 900 euros. Dans la foulée, des internautes ont révélé avoir été témoins de contrôles de téléphones dans le pays de la part de la police pour vérifier si de tels contenus avaient été propagés. Vrai ou non ? Le message de la police de Dubaï est en tout cas clair. Une utilisatrice de TikTok a même affirmé que Maeva Ghennam avait été convoquée par la police.

@ilovebastos

😂😂😂😂 ils essayent encore de nous la faire a l envers

♬ son original - Bastos

L’influenceur Bastos s’est saisi du sujet pour se moquer de ce revirement : «Vous avez une petite idée de ce que c’est de ne pas avoir de liberté», a-t-il lancé, assurant qu’ils «sont obligés de poster» de tels messages pour rassurer alors que «leur rêve est de se casser». De son côté, l’influenceuse Sarah Fraisou l’a reconnu : «Pour ceux qui sont sur Dubaï, évitez de publier des photos, ou des vidéos ou des trucs quand vous voyez des choses. Sachez que tous les téléphones sont contrôlés et que vous n’avez pas le droit de publier.»