
Emmanuel Macron en avait fait l’une de ses résolutions pour l’année. À partir de septembre, la Journée de défense et de citoyenneté (JDC) va évoluer pour les jeunes âgés entre 16 et 25 ans afin de laisser place à une version plus militarisée, rapporte Le Monde.
Désormais, fini les quiz et les diaporamas sur les carrières militaires. Les 800 000 jeunes concernés chaque année par cette journée seront à présent plongés dans des activités pratiques avec des initiations de tir sportif au laser, des jeux tactiques ou la découverte des métiers de l’armée grâce à la réalité virtuelle. Quant au repas du midi, ce dernier ne sera pas servi dans une cafétéria ou tout ce qui peut s’en apparenter, puisque les jeunes se verront servir leur déjeuner sous la forme d’une ration militaire. Le matin, le ton de la journée sera par ailleurs directement donné avec une cérémonie de lever de drapeau et l’interprétation de l’hymne national, La Marseillaise.
Un changement dans un contexte international tendu
Créée en 1998 par Jacques Chirac, la nouvelle version de la JDC - anciennement appelée Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD) -, progressivement déployée sur l’ensemble du territoire métropolitain puis en outre-mer à partir de 2026, se terminera par une remise à chaque jeune d’un bleuet de France, le symbole des anciens combattants.
Dans un contexte international marqué par de nombreux conflits, y compris sur le continent européen, cette évolution n’a rien d’un hasard. Lors de son discours aux Armées le 13 juillet dernier, Emmanuel Macron avait en effet dévoilé son intention d’actualiser la loi de programmation militaire (LPM) pour permettre d’atteindre les 64 milliards d’euros pour la défense en 2027. Dans le même temps, le chef de l’État avait indiqué qu’une décision serait prise à l’automne sur «l’avenir du Service national universel (SNU) et la mobilisation de notre jeunesse», sans toutefois s’engager sur un possible retour du service militaire. «Notre Europe se trouve placée à la lisière d’un vaste arc de crises», avait-il déclaré. Et d’ajouter : «Nous, Européens, devons désormais assurer notre sécurité nous-mêmes.»


















