Des catamarans dévoreurs de plastique

Le «Manta», imaginé par le navigateur franco-suisse Yvan Bourgnon, est un catamaran géant (56 x 26 mètres) capable de ramasser et de traiter les déchets plastique. Comme la raie manta qui se nourrit en filtrant l’eau, il pourra capter de 1à 3 tonnes de détritus par heure, y compris de petits objets (1 centimètre), grâce à des tapis collecteurs, des filets de grande envergure et deux petits bateaux adaptés aux zones peu profondes. Les déchets contribueront à alimenter le système de propulsion du navire, qui sera aussi équipé enéoliennes et panneaux solaires. Une première mise à l’eau est annoncée pour 2024. Le «Manta» entend prouver son intérêt au large d’estuaires très pollués comme ceux du Mékong et du Gange. Il faudrait un millier de ces engins pour récupérer tout le plastique déversé dans les océans chaque année.

Concevoir des panneaux solaires deux fois plus efficaces

Des chercheurs de la Norwegian University of Science and Technology (NTNU) ont annoncé une découverte qui pourrait accélérer le développement de l’énergie solaire. D’après une publication de l’été 2021, ils ont trouvé le moyen de doubler le rendement des cellules photovoltaïques (le rapport entre l’énergie électrique générée et l’énergie solaire reçue), le faisant passer de 20 à 40%, et cela à un coût quasi équivalent. Ils se sont servis d’arséniure de gallium (GaAs). Ce semi-conducteur est plus efficace que le traditionnel silicium en raison de sa faculté à absorber la lumière et de ses capacités électriques, mais il coûte nettement plus cher, ce qui limitait jusque-là son utilisation à l’industrie spatiale.

La trouvaille de l’équipe de la NTNU ? Elle a utilisé des nanofils de GaAs, déposés sur une plateforme classique en silicium, afin de limiter les besoins en matériaux, tout en doublant les performances d’une cellule classique. Reste à industrialiser ce procédé original, ce qui serait possible grâce à une méthode appelée «épitaxie», déjà répandue dans l’industrie des semi-conducteurs, qui permet de travailler à quelques nanomètres près l’épaisseur des composants.

Poser une peinture capable de générer de l’hydrogène

«Transformer un mur de briques en un système capable de récolter de l’énergie et de produire du carburant.» Voilà ce que promet une équipe du Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT). Sa trouvaille ? Une peinture qui agit comme un capteur d’énergie solaire et d’humidité de l’air. Un de ses composants, le sulfure de molybdène synthétique, permet à la fois d’absorber l’humidité et d’activer la décomposition des molécules d’eau en oxygène et hydrogène. Un autre, le dioxyde de titane, un pigment blanc, attire la lumière. Et cette dernière libère une énergie suffisante pour que le sulfure brise les gouttelettes d’eau et en tire de l’hydrogène qui pourrait être utilisé dans une pile à combustible.

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