
Le «woofing», une tendance qui séduit agriculteurs et voyageurs. Cet échange de bon procédé est une nouvelle manière de voyager issue des pays anglo-saxons dans les années 1970 et s’installe peu à peu en France. C’est le cas en Aquitaine, où près de 200 offres de woofing sont proposées, comme dans le château viticole du Libournais (Gironde) de Hélène Ponty, que France 3 Régions est allé visiter pour l’occasion.
En effet, cet été, Hélène Ponty a reçu des «woofeuses» originaires de Nouvelle-Zélande sur son domaine. Alex et Emma, qui parcourent l’Europe à vélo, ont opté pour du «woofing» durant leur voyage, pour plusieurs raisons. En plus d’être logées et nourries gratuitement, en échange de missions agricoles, elles sont venues trouver le contact humain chez Hélène : «C'est l'occasion d'apprendre un métier que l'on ne fera peut-être pas après», décrit la woofeuse Alex Booker, également ravie de pouvoir profiter durant davantage de temps de la région, «plutôt que de la traverser».
Missions peu contraignantes et temps libre pour les voyageurs
Le woofing s’est révélé être la démarche idéale pour leur mode de voyages. Et du côté d’Hélène, l’hôte viticultrice profite de ces deux femmes pour faire partager son savoir en leur donnant des missions pour des débutants du domaine agricole, tel que l’effeuillage de la vigne. Elle ne rémunère pas Alex et Emma pour ces petits travaux mais elle leur laisse aussi du temps libre pour qu’elles puissent explorer le territoire et profiter du domaine.
Loin d’être un job d’été, le principe du woofing est de, généralement, faire travailler ces voyageurs pendant une demi-journée, représentant environ 25 heures de bénévolat par semaine. Le «woofing» ou WWOOFing a son propre réseau de fermes biologiques (World-Wide Opportunities on Organic Farms). Aujourd'hui, d'après le site de wwoofing français, il possède près de 2 000 petites fermes bios et paysannes sur le territoire.


















