«Un accord déséquilibré». Après l’annonce faite par le commissaire européen, Maros Sefcovic, ce jeudi 21 août, selon laquelle l'accord commercial conclu avec les Etats-Unis n'avait pas permis d'obtenir une exemption de droits de douane pour le vin, la ministre de l’Agriculture «déplore le résultat de la négociation». «La situation ne peut en rester là», regrette Annie Genevard sur le réseau social X, affirmant que cet accord «porte atteinte aux intérêts français et européens en matière agricole».

«Je regrette particulièrement l’absence d’exemption pour les vins et spiritueux, alors même que la France et d’autres pays avaient souligné l’importance prioritaire de ces produits», a rappelé Annie Genevard, assurant que ce «n’est d’ailleurs pas clos». Elle demande ainsi «aux négociateurs européens qu’ils en fassent une priorité des prochains échanges qu’ils auront avec les autorités américaines», et réclame également «des mesures européennes fortes pour soutenir les producteurs qui seraient pénalisés par ce résultat inacceptable».

Ursula von der Leyen a salué ce texte qui offre «prévisibilité pour nos entreprises»

Un peu plus tôt, Laurent Saint-Martin, le ministre du Commerce extérieur avait affirmé que «l’histoire n’est pas finie». «L’accord laisse ouverte la possibilité d’exemptions additionnelles, nous y travaillerons», ajoutait-il, toujours sur X. «On a travaillé énormément pour obtenir l'exemption et elle était à portée de main. Nous avons la certitude que cela entraînera de grosses difficultés pour la filière des vins et spiritueux», précisait, quant à lui, le président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) français, Gabriel Picard. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué ce texte qui offre «prévisibilité pour nos entreprises et nos consommateurs».