
Mayday mayday ! La grève des contrôleurs aériens, prévue pour le jeudi 3 et le vendredi 4 juillet, a déjà impacté de nombreux voyageurs, quelques jours du début des vacances scolaires d’été. Jeudi, plus de 900 vols ont été supprimés. La Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), responsable de la sécurité et la sûreté du transport aérien, prévient sur son compte X que des «annulations» sont de nouveau à prévoir pour la journée de vendredi sur les «aéroports de Nice, Bastia, Calvi, Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio, Figari, Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Beauvais».
Dans le détail, en prévision des perturbations, la DGAC a demandé aux compagnies aériennes de renoncer à la moitié de leurs vols sur l’aéroport de Nice et de 40% pour les aéroports de Paris-Charles-De-Gaulle, Paris-Orly et Beauvais. Il faudra prévoir au moins 30% de vols annulés pour les aéroports de Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio, Bastia, Calvi et Figari.
L’UNSA-ICNA, le deuxième syndicat représentatif des contrôleurs aériens français, proteste contre «un management toxique». Elle «appelle à un changement de cap pour renforcer les effectifs, faire aboutir les projets de modernisation technique et remettre les priorités opérationnelles au cœur des décisions» de la direction générale de l’aviation civile (DGAC), a précisé l’UNSA-ICNA dans un communiqué transmis à l’AFP.
Pas de panique pour les personnes qui ont réservé un billet pour les 3 et 4 juillet ! En cas d’annulation de vol due à une grève des contrôleurs aériens, les compagnies aériennes sont tenues de proposer «un réacheminement» aux passagers, affirme Flightright, une plateforme spécialisée dans l’indemnisation des voyageurs victimes de perturbations aériennes. Si les passagers décident de renoncer à leur vol, la compagnie doit rembourser le billet.
Pas d’indemnités financières pour les passagers touchés par la grève des contrôleurs aériens
De même, si le vol est retardé, «la compagnie doit prendre en charge les besoins immédiats des passagers (bons de repas ou boissons)», précise Flightright. Enfin, si le vol est annulé et repoussé au lendemain, «un hôtel et un transport pour s’y rendre doivent être payés par la compagnie», ajoute la société.
En revanche, les passagers ne pourront pas bénéficier d’une indemnité financière supplémentaire comme c’est parfois le cas en vertu du règlement européen 261/2004. Ce règlement prévoit un montant compris entre 250 et 600 euros suivant la distance du trajet. Une grève des contrôleurs aériens relève «d’un mouvement externe à la compagnie» et est donc à ce titre généralement considérée comme une «circonstance extraordinaire» qui «exclut une indemnisation automatique», indique Flightright.
Pour autant, comme indiqué plus haut, cela ne signifie pas que les passagers sont sans recours «même en l’absence d'indemnisation, ils conservent le droit au réacheminement ou au remboursement, et doivent bénéficier d’une prise en charge en cas d’attente prolongée»



















