Jeudi 3 juillet, plus de 900 vols ont été annulés à Paris-Charles-De-Gaulle, Paris-Orly, Nice, Bastia ou encore Marseille. La grève des contrôleurs aériens a fortement perturbé le trafic, affectant des milliers de voyageurs à seulement deux jours du début des vacances scolaires d’été, prévu le samedi 5 juillet. Et ça continue ce vendredi 4 juillet. En effet, si l’USAC-CGT, l’un des deux principaux syndicats de la profession, n’avait appelé à la grève que pour la journée de jeudi, l’UNSA-ICNA, de son côté, a déposé un préavis couvrant les 3 et 4 juillet.

La Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), responsable de la sécurité et la sûreté du transport aérien, prévient sur son compte X que des «annulations» sont de nouveau à prévoir pour la journée de vendredi sur les «aéroports de Nice, Bastia, Calvi, Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio, Figari, Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Beauvais». La DGAC invite les passagers à se rapprocher de leur compagnie aérienne pour connaître les modalités de leur vol.

Au moins 50% des vols supprimés à Nice et 40% à Paris-Charles-De-Gaulle

Dans le détail, en prévision des perturbations de vendredi, la DGAC a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols de 50% sur l’aéroport de Nice et de 40% pour les aéroports de Paris-Charles-De-Gaulle, Paris-Orly et Beauvais. Il faudra prévoir au moins 30% de vols annulés pour les aéroports de Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio, Bastia, Calvi et Figari. «En dépit de ces mesures préventives, des perturbations et des retards importants sont à prévoir sur l’ensemble des aéroports français», a ajouté la DGAC dans un communiqué.

L’UNSA-ICNA proteste contre un «sous-effectif structurel», des «projets techniques en échec» ainsi qu’un «management toxique». Le syndicat rejette aussi la mise en place d’un pointage des contrôleurs aériens à la prise de poste. Dans un communiqué, la DGAC a dit, la semaine dernière, reconnaître «les difficultés liées à la situation de sous-effectif chronique, qui affectent la qualité du service rendu aux compagnies aériennes. C’est précisément pour y remédier qu’elle défend un plan de recrutement ambitieux, inscrit dans une stratégie pluriannuelle, afin de garantir un service performant et sécurisé».

L’organisation a déclaré «regretter profondément le choix de ces dates (du 3 et 4 juillet), qui correspondent aux jours les plus chargés de l’année, en raison des nombreux départs en vacances sur cette période». Le gouvernement aussi s’est dressé contre cette grève. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a parlé de «revendications inacceptables» portées par «des syndicats minoritaires». Le ministre dénonce «le choix de faire cette grève au moment des grands départs en congés».