
Cette passagère dénonce une injustice. Le 18 avril dernier, Elise, 26 ans, a été verbalisée dans un train de la SNCF, au départ de Paris-Saint-Lazare et en direction des Yvelines, pour «souillure de siège». Elle a donc été sanctionnée d’une amende de 60 euros. Selon elle, il s’agit d’une sanction disproportionnée. «C’était involontaire. J’avais les jambes croisées et une de mes semelles effleurait le dessus du siège. En plus, mes chaussures étaient propres», a-t-elle confié à Actu.
Depuis l’incident, Elise a fait une réclamation auprès de la compagnie ferroviaire et son dossier a été pris en charge. «Pour l’instant, ils ne veulent pas me rembourser, car seule la matérialité de l’infraction est prise en compte», explique-t-elle. «Il y a des fraudeurs et des escrocs qui circulent en toute impunité sans être inquiétés et moi, qui a du mal à joindre les deux bouts, je reçois une amende injustifiée», a-t-elle ajouté à nos confrères.
Une commission sur les amendes aux passagers
Elise a également dénoncé un deux poids deux mesures. Elle avait d’ailleurs observé, la veille, un autre passager avec «un joint dans le fond du wagon» qui n’avait pas été verbalisé. Le contrôleur qui a infligé l’amende a-t-il donc exagéré ? Le journal Le Parisien avait dévoilé un document interne précisant que les agents de la SNCF touchent «une commission» sur chaque verbalisation infligée à des voyageurs et réglée «sur place». Le montant de cette commission s’élève à 10% si l’amende est délivrée lors d’un contrôle, et de 4% si le voyageur se dénonce lui-même aux agents.


















