
C’est le fleuron de l’armement français. Et en général, quand on parle du Rafale, c’est pour vanter ses qualités. Son succès est tel que Dassault ouvre une nouvelle usine pour accélérer sa production. Mais, comme le rapporte Le Progrès, c’est un incident rarissime qui s’est produit en Haute-Loire ce jeudi 5 mars, puisqu’un pilote de chasse a percuté une ligne électrique avec son Rafale, justement. L’incident s’est produit entre les gorges de Tailhac et Cheyssac à Saint-Pierre-Duchamp dans le nord du département.
L’accident s’est déroulé dans le cadre d’un entraînement, mais rien n’explique à l’heure actuelle comment le Rafale a pu sectionner la ligne électrique à haute tension. Cette zone est prisée de l’armée pour ses entraînements, notamment parce qu’elle offre un relief montagneux, faiblement peuplé et majoritairement rural. A la suite d’une alerte de la gendarmerie de l’air de Vélizy-Villacoublay aux militaires altiligériens, une enquête a été ouverte par la brigade de l’air de Clermont.
104 foyers privés d’électricité
Le pilote du Rafale a été pris en charge, mais l’appareil a pu se poser sans problème sur la base de Clermont-Aulnat, détaille Le Progrès. Et même si la zone est faiblement peuplée, l’incident a provoqué une coupure d’électricité, selon Enedis. Au total, 104 foyers ont été privés d’électricité dans les communes de Craponne-sur-Arzon, Saint-Pierre-Duchamp ou encore Bellevue-la-Montagne. Enedis a par ailleurs précisé que l’électricité devait revenir dans la nuit de jeudi à vendredi à l’aide d’un groupe électrogène.
Auprès de France Inter, l'Armée de l'Air a précisé que l’incident s’était produit alors que «la patrouille de Rafale était en navigation 'très basse altitude'» et que «l’équipage n’a pas pu éviter une ligne électrique détectée trop tardivement». Les procédures de vol avaient pourtant été respectées et la mission avait été préparée de façon «minutieuse». Selon le ministère des Armées, il s’agit «d’un incident extrêmement rare».
En octobre dernier, deux Rafale avaient évité de peu une collision avec un Cessna 17. Le BEA avait qualifié de «grave» l’incident. Plus grave, en août 2024, deux avions Rafale étaient entrés en collision au sud-ouest de Nancy. L’accident avait causé la mort de deux hommes, et quant au troisième, il avait pu s’éjecter de l’un des appareils, sain et sauf.




















