Il n’y a pas que les rendez-vous chez le médecin généraliste qui sont difficiles à obtenir. Les Français ne sont pas logés à la même enseigne pour accéder aux soins prodigués par les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et les sages-femmes. C’est ce que soulève un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), qui porte sur l’état de santé de la population en France. La répartition de ces professionnels de santé dans l’Hexagone apparaît bien plus hétérogène que celle des médecins généralistes.

Les chiffres parlent d’eux mêmes. En 2019, les 10% de patients les mieux dotés en professionnels de santé avaient un accès 6,6 fois plus élevé aux masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers que les 10% les moins bien lotis. L’écart est un chouïa moins élevé concernant l’accès aux sages-femmes. Les 10% de patients qui vivent dans les zones les mieux servies ont 5,8 fois plus facilement accès à leurs soins que le premier décile, résidant en territoire peu fourni en soignants. Même si la France souffre d’une désertification médicale, les inégalités en matière d’accès aux médecins généralistes sont plus réduites. Ainsi, selon la Drees, les 10% des patients les mieux dotés en professionnels de santé ont 3,5 fois mieux accès aux blouses blanches que les 10% les moins bien dotés.

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